Playlist #September 2016

Girl With vinyl

Voici les dix morceaux que j’ai sélectionné pour vous en ce mois difficile de rentrée des classes. Je sais, je sais, le retour à la réalité n’est pas toujours facile… Allez, pour vous consoler, je vous propose de rester un peu au soleil avec moi et de faire le plein de rock’n’roll sur cette playlist, avec ces filles tour à tour pétulantes, explosives et chavirantes…

Loolie & the Surfing Rogers “Arabian Night”
Loolie, coquine pin-up façon Bettie Page, vient rouler sa bosse sur le son ultra cool et délicieusement rétro des Surfing Rogers, un band de rockabilly déglingué qui emprunte son atmosphère bien tarantinesque à Dick Dale, Wanda Jackson ou Buddy Holly… Et comme on est pas à une anachronie près, figurez-vous que le groupe ne sort pas tout droit des studios de Nashville, Tennessee, mais de…Montreuil ! Affaire à suivre, définitivement :)

Deap Vally “Little Baby Beauty Queen”
Retour en force pour le duo californien qui sort son très attendu deuxième album (je vous en reparle très vite, promis). Les guitares rock’n’rollesques sont toujours au rendez-vous, avec la sauvagerie Zeppelinienne et instinctive qui caractérise le jeu de Miss Lindsey Troy avec cette fois une part grunge bien assumée. Féministe, rageur et engagé, on se croirait presque ici sur un titre de Hole…

Dream Wife “Hey Heartbreaker”
Un peu comme si Kathleen Hannah et Le Tigre s’étaient télé-transportés 15 ans plus tard à London. Les trois filles de Dream Wife qui se sont rencontrées dans une école d’art de Brighton, joue à fond la carte fun et catchy de cette pop punk et éléctrique. Même si ça ne réinvente rien, ça fait quand même sacrément du bien.

Joan Shelley “Here and WHole”
Méconnue en France, Joan Shelley est une songwriteuse au charme délicat, originaire de Louisville, Kentucky. Ses compositions rêveuses teintées de folk et country sonnent comme dans les 60’s, au temps béni de Joni Mitchell et Karen Dalton, avec toute la poésie et l’élégance qui caractérisaient ces grandes dames là.

Lucy Dacus “I Don’t Wanna Be Funny Anymore”
Nouvelle perle du label Matador, la jolie Lucy n’a que 21 ans et déjà le talent d’une conteuse sage et désabusée. Entre électricité et intimité, elle délivre un album au charme limpide et intemporel qui rappelle souvent ses aînées Cat Power ou Courtney Barnett. Ma chronique est à lire ici.

Goat Girl “Country Sleaze”
Quatre petites anglaises qui jouent un rock’n’roll garage et psychédélique un peu barré dans la veine de leurs cousines californiennes L.A Witch ou Death Valley Girls. Le tout a déjà séduit le fameux label Rough Trade qui vient de les signer. Elles seront en concert à Paris à La Boule Noire le 18 Novembre.

A Giant Dog “Sex & Drugs”
Des faux airs d’Arcade Fire (donc de Talking Heads) pour ce groupe texan mené par un duo survolté (Sabrina Ellis et Andrew Cashen) qui se partage allègrement des parties vocales décadentes bien servi par une session rythmique sous amphétamine.

Seratones “Choking On Your Spit”
Un peu comme si Etta James avait eu la bonne idée de fricoter avec les Sonics, Seratones est un pur rock’n’roll band made in Lousiana avec des riffs incandescents et une voix pétulante et sexy (AJ Haynes) teintée à souhait de rythm & blues old school. Encore mieux que les Bellrays, Alabama Shakes ou Noisettes…

Sunflower Bean “Easier”
Un joli trio de Brooklyn qui joue une pop psychédélique sous influence post punk. Délicat et planant ce morceau s’écoute comme une suite féminine de New Order.

Melaena Cadiz “California”
Une ballade chavirante jouée par une songwriteuse californienne un peu hors du temps, à écouter les yeux fermées sur une plage de Los Angeles… Pour moi la French Riviera fera très bien l’affaire :)

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