Retour sur le Salon Massilia Vintage de Cagnes sur Mer

Petit coup de projecteur sur un évènement qui a lieu depuis 16 ans sur la Côte d’Azur : le salon Massilia Vintage. La preuve que la culture rock a aussi sa place dans cette magnifique région, loin des clichés et des aprioris qui poursuivent encore la French Riviera. Le bel et vaste hippodrome de Cagnes sur Mer accueille chaque année cet évènement qui rassemble les amoureux de la culture vintage, (et plus particulièrement rock’n’roll 50’s), avec au programme des stands de fringues rétro (friperies, créateurs de la région ou distributeurs de marques vintage), des accessoires, bibelots, vinyls, jukebox, affiches de cinéma collectors… Bref un petit coin de paradis pour les aficionados (comme moi !) de la culture 50’s, 60’s. Bon je précise “petit” car les amis, bien sûr, on est pas à la Porte de Versailles à Paris, et le salon compte à peine 70 stands, mais c’est plutôt positif car l’événement conserve ainsi une atmosphère chaleureuse et très familiale.

Carré Court « N°1 »

Carre Court N°1

Voilà un jeune duo, au charme irrésistiblement vintage, qui propose une pop rétro teintée de soul et de blues 60’s. Originaire de Limoges (qui l’eût cru ?) Carré Court cultive les contradictions avec brio, le sourire au lèvres et le swing dans la peau. Une Baby Doll à la voix de Chatte Sur Un Toit Brûlant, une féline qui aiguise ses griffes sur des riffs impeccablement rétro (le joyeux “Baby You Don’t Mind”), ou quelques notes de piano groovy (le très beau “I Said”).

Deap Vally « Femejism »

Deap Vally

Trois ans après leur débuts furieux (“Sistrionix”), le duo californien revient en force asseoir sa place singulière dans l’échiquier rock’n’roll d’aujourd’hui.
A l’écoute de l’excellent Sistrionix (chroniqué dans ces pages), j’avais peur du one shot. Ces filles là jouaient vite, jouaient bien, le concept était cool (deux nanas en pétard, des riffs bluesy à gogo), super stylé, presque parfait. Heureusement Lindsey Troy et Julie Edwards sont plus malignes qu’on le croyait, et viennent clouer le bec illico presto à tous les cynique du monde entier avec ce nouvel album haut en couleur, bourré de références qu’on adore et porté de bout en bout par un message féministe puissant et libérateur.

Playlist #September 2016

Girl With vinyl

Voici les dix morceaux que j’ai sélectionné pour vous en ce mois difficile de rentrée des classes. Je sais, je sais, le retour à la réalité n’est pas toujours facile… Allez, pour vous consoler, je vous propose de rester un peu au soleil avec moi et de faire le plein de rock’n’roll sur cette playlist, avec ces filles tour à tour pétulantes, explosives et chavirantes…

Parlor Snakes

Découvert en 2011 sur la foi d’un premier album envoûtant (“Let’s Get Gone”), j’étais vraiment tombée sous le charme du rock’n’roll hypnotique de Parlor Snakes, le plus new yorkais des groupes parisiens. Elégants et cultivés, le quatuor convoquait alors les fantômes de Jeffrey Lee Pierce, Poison Ivy, Lux Interior et Debbie Harry avec une intensité et une sensualité affriolante.

L.A. Girls#6 : Massenger, rock’n’roll garage from Ventura CA

Toujours en pleine ébullition, la nouvelle scène féminine californienne n’a pas fini de nous dévoiler ses petits trésors cachés. Soutenu par l’excellent label Burger Records, qui distribue (en cassette!) la plupart des meilleurs groupes indés de la région, Massenger, quatuor originaire de la jolie ville de Ventura, située au nord de L.A, casse la baraque avec un son garage ultra pop aux accents de surf. Mené par une riot grrl déchainée (Sasha Green) dont la voix fait souvent penser à Kathleen Hanna, le groupe a déjà sorti un album en 2012, mais surtout deux derniers Ep plus aboutis et carrément emballant.