Natalia Doco, pop chamanique venue d’Argentine

Natalia Doco

Enorme coup de coeur pour cette jeune artiste argentine qui chante un blues venu d’ailleurs avec une voix poignante, teintée de larmes et de passion. Natalia Doco est capable de délivrer une ballade incantatoire, chamanesque à souhait (“La Ultima Canciòn” terriblement envoûtante) aussi bien qu’une sucrerie reggae pop, boostée de cuivre et de rytmiques latines (“El Buen Galicho”). Mais la jolie Natalia me laisse carrément sans voix lorsqu’elle joue un folk mélancolique ancré dans la tradition saudade (“Jardìn”), avec une douceur à la fois radieuse et déchirante. Voilà une belle ensorceleuse qui a l’audace de mélanger les couleurs et les sons, la nostalgie, les amours, les chagrins, l’exil… Il y a un peu de tout ça dans le blues de Natalia Doco, un hommage délicat et précieux ancré dans la terre de ses ancêtres, avec aussi beaucoup de soleil et de joie.

Hat Fitz & Cara « After The Rain »

Hat Fitz & Cara After The Rain

Voilà un excellent duo que je découvre tardivement car il s’agit déjà de leur quatrième album, le très réussi “After The Rain”. Il n’est jamais trop tard, me direz-vous, pour découvrir de nouvelles têtes captivantes.

Ici on donne dans le bluegrass, un blues minimaliste teinté de gospel et de country. Jouant à fond la carte du retro, Hat Fitz & Cara est un duo à la scène comme à la ville. Lui c’est un bluesman, un vrai, look de barbu à la ZZ Top, guitare et mandoline, un jeu de doigts jouissif et un feeling roots bien comme il faut. Elle, c’est une petite pin-up blonde à la voix soul, chaude et puissante capable de jolis moments de grâce (le très beau “ After The Rain”) et même de beaux rugissements (une belle démonstration de blues sur “Try”), tout en tapant derrière ses fûts avec un certain panache et beaucoup de talent…

Voodoo Kills « You Don’t Live Until You Die Tomorrow »

Voodoo Kills you don't live until you die tomorrow

Deux ans après un premier Ep prometteur, Marine Craven et les bad boys de Voodoo Kills continuent fièrement leur route sous le soleil tapageur d’Hollywood, côté Sunset Strip.
Ici le rock’n’roll coule à flot. On ne fait pas dans la dentelle. La tête haute et le sourire aux lèvres, Voodoo Kills empoigne les guitares comme autant d’armes de destruction massive pour ruer dans les brancards, casser les codes, et revendiquer une liberté de pensée décomplexée et sans compromis.

Ce qui est certain, à l’écoute de “You Don’t Live Until You Die Tomorrow”, 1er album très convaincant du quartet californien, c’est que la tension est montée d’un cran. Voodoo Kills a bossé dur et ça se sent. La sueur, les nuits blanches, des heures à crier dans le micro jusqu’à s’en casser la voix et les doigts tranchés par les cordes de guitares électriques de plus en plus maléfiques.

SheWolf, 1er Ep

SheWolf Ep chronique

Depuis un an, les quatre filles de SheWolf n’ont pas chômé : un premier titre accrocheur (“Red Moon Slave”), des concerts un peu partout en France et en Angleterre, un passage télé sur Canal +, un clip soigné et maintenant ce premier Ep qui permet d’explorer un peu plus l’univers sombre et hanté de ce jeune groupe 100% féminin.

Les deux premiers titres (déjà entendus sur la démo), permettent d’entrer en matière comme il se doit. “Red Moon Slave”, reste ici leur meilleur atout avec ce mélange acéré de son grunge, bien crade et d’envoûtement psychédélique. La voix charismatique d’Alice (l’atout majeur du groupe), tantôt douce, tantôt rageuse, se shoote à l’émotion. Hyper sensible. Hyper touchante. Voilà une nana qui en a sous le capot et qui n’a pas peur de le montrer.

Carré Court « N°1 »

Carre Court N°1

Voilà un jeune duo, au charme irrésistiblement vintage, qui propose une pop rétro teintée de soul et de blues 60’s. Originaire de Limoges (qui l’eût cru ?) Carré Court cultive les contradictions avec brio, le sourire au lèvres et le swing dans la peau. Une Baby Doll à la voix de Chatte Sur Un Toit Brûlant, une féline qui aiguise ses griffes sur des riffs impeccablement rétro (le joyeux “Baby You Don’t Mind”), ou quelques notes de piano groovy (le très beau “I Said”).