Parlor Snakes « We Are The Moon »

Parlor Snakes

Les parisiens de Parlor Snakes ont eu la bonne idée de mettre en image le titre qui ouvrait leur excellent deuxième album (chroniqué ici en mars 2015) : « We Are The Moon », une bonne cuvée 100% rock’n’roll jouée à cent à l’heure par un groupe décomplexé. Ici la nuit sera longue, peuplée de monstres inquiétants sortis tout droit d’un film de Rob Zombie ou Georges Romero. Les freaks s’agitent, grimacent, viennent hanter gaiement nos cauchemars les plus tordus mais font aussi du rock’n’roll qui cogne, qui swingue et fait bouger le corps et l’esprit sans se prendre vraiment au sérieux.
Tout ça me redonne envie de (ré)écouter l’album… Alors vivement la suite :)

Teleferik « Lune Electric Tour In Korea »

Teleferik

Rock sans frontière, généreux et spirituel, la musique des parisiens de Teleferik traverse les continents. Après une tournée aux USA, des dates à Dubaï, Eliz et Arno ont posé leurs valises en Corée, cet automne pour une série de dates électriques. En guise de cadeau de Noël, le groupe partage avec nous un petit souvenir de ce beau voyage avec cette jolie vidéo qui montre la rencontre surprenante et touchante de deux univers rassemblés par la joie du rock’n’roll. Un message important par les temps qui courent.

SheWolf « Red Moon Slave »

SheWolf groupe

Voilà un groupe que je suis depuis ses premiers balbutiements et dont je vous parlais déjà il y a quelques mois. Les parisiennes de SheWolf présentaient alors leur première démo, qui malgré la jeunesse du projet et quelques soucis de mise en place, proposait déjà un univers singulier, une pied plongé dans le grunge féministe façon Babes In Toyland et l’autre fuyant dans des contrées plus psychédéliques, le tout saupoudrée d’un pincée de pop 90’s (Breeders, Veruca Salt, Elastica…). Huit mois plus tard, les filles n’ont pas chômé: elles ont enchaîné les dates et travaillé d’arrache pied pour mieux affiner leur son (et leur image, époque oblige…).

Red Money « Bones Are Shaking »

Red Money

Retour en force pour Red Money, duo parisien suave et sexy que je vous avais déjà présenté l’année dernière sur ces pages. Après un premier album (« Chase Me« ) très prometteur, qui posait les bases d’un son garage sous haute tension rock’n’roll, Laure et Arnaud ont eu la bonne idée de partir enregistrer leur nouveaux titres à Nashville avec Andrija Tokic (producteur entre autres des excellents Alabama Shakes). Résultat: un son moite et brut de décoffrage qui sied à merveille à notre duo frenchie, qui pousse ici un peu plus loin son propos sauvage et débridée. Hantée et vibrant, voici le meilleur titre des Kills entendu depuis bien longtemps :) Alison Mosshart n’a plus qu’à se rhabiller…

After Marianne : Dream pop from Toulouse

After Marianne

C’est sous le soleil toulousain que naquit la formation planante After Marianne. On a parfois du mal à le croire tant ce projet mystérieux, mené par la voix aérienne de Mathilda, est empreint d’une mélancolie sombre et hivernale. After Marianne pourrait d’avantage se cacher dans les plaines arides d’Islande, derrière ses cousins pas si éloignés de Sigur Ros. Avec ces nappes de violons tremblants de froid, ces petites larmes de piano et surtout cette voix à l’esprit Dream Pop (l’ombre de Cocteau Twins, Mazzy Star ou Julee Cruise n’est jamais loin), After Marianne nous embarque immédiatement au pays trouble des rêves, tour à tour sombres et lumineux. Discret et élégant, le quator n’a pour l’instant dévoilé que deux titres envoûtants dont l’hypnotique “Marianne”, mais qui leur accorde déjà une place singulière sur la scène française.