Voodoo Kills « You Don’t Live Until You Die Tomorrow »

Voodoo Kills you don't live until you die tomorrow

Deux ans après un premier Ep prometteur, Marine Craven et les bad boys de Voodoo Kills continuent fièrement leur route sous le soleil tapageur d’Hollywood, côté Sunset Strip.
Ici le rock’n’roll coule à flot. On ne fait pas dans la dentelle. La tête haute et le sourire aux lèvres, Voodoo Kills empoigne les guitares comme autant d’armes de destruction massive pour ruer dans les brancards, casser les codes, et revendiquer une liberté de pensée décomplexée et sans compromis.

Ce qui est certain, à l’écoute de “You Don’t Live Until You Die Tomorrow”, 1er album très convaincant du quartet californien, c’est que la tension est montée d’un cran. Voodoo Kills a bossé dur et ça se sent. La sueur, les nuits blanches, des heures à crier dans le micro jusqu’à s’en casser la voix et les doigts tranchés par les cordes de guitares électriques de plus en plus maléfiques.

Playlist #September 2016

Girl With vinyl

Voici les dix morceaux que j’ai sélectionné pour vous en ce mois difficile de rentrée des classes. Je sais, je sais, le retour à la réalité n’est pas toujours facile… Allez, pour vous consoler, je vous propose de rester un peu au soleil avec moi et de faire le plein de rock’n’roll sur cette playlist, avec ces filles tour à tour pétulantes, explosives et chavirantes…

Scanners « Love Is Symmetry »

Les Scanners sont quand même courageux. A l’aise dans leur boots de rockeurs, les quatres londoniens auraient pu se contenter simplement de nous rejouer la formule magique qui avait fait le succès de leurs précédents albums (« Violence Is Golden » en 2006, et le joli « Submarine » en 2010), à savoir un post punk à la fois glacial et lumineux, emmené par une voix troublante et attachante (Sarah Daly), mariage un peu incongru entre PJ Harvey et Joy Division. Carrément dans l’air du temps donc (en témoigne la côte des groupes cold wave d’aujourd’hui tel que The XX, The Horrors ou autres Savages…), les Scanners n’avaient qu’à suivre une route déjà toute tracée et personne n’aurait rien trouver à redire.

Au lieu de ça, les londoniens ont repris les choses en main, en enregistrant et produisant eux même leur troisième album. Résultat: le groupe, libéré des étiquettes et des modes, se permet de naviguer entre les genres et les codes du rock’n’roll, en offrant un bel album, intense, singulier et attachant.

« Many Reasons To Smile » de Golden Age Of Monkeys (from Rennes)

Je dois bien vous avouer un truc. Ce n’est pas toujours facile de s’auto proclamer rock critic (et de s’assumer). Surtout quand on est soi même « musicienne » (pas le cas de tous les journalistes rock) et qu’on en a vue des vertes et des pas mûres au pays des bisounours du rock parisien (« Welcome to the jungle » comme dirait l’autre…)

Bref, quand on sait un peu ce que c’est que de se prendre des vents, des râteaux, des bides, des bravo, des hourra, des « j’adore ce que vous faites », des « à poil! » et tout le tralala, on a pas forcément envie d’être vache avec son prochain. Enfin, c’est mon cas. Donc, quand je me retrouve devant un groupe, à priori fort sympathique, mais dont la sainte musique ne m’emballe pas vraiment, je me sens d’un coup quelque peu mal à l’aise. Cela m’est arrivé bien plus d’une fois depuis l’ouverture de mon blog. En général, comme je suis une chic fille (sic) je préfère prévenir la personne qui m’a contacté du risque encouru (à savoir une chronique relativement négative). Dans 99% des cas, la personne en question, un peu véxée, c’est normal, préfère retirer sa demande plutôt que de risquer voir circuler une mauvaise critique sur le net. Mais dans certains cas, comme celui des rennais de Golden Age of Monkeys, les musiciens sont bons joueurs et acceptent, bon esprit, la critique dans une optique constructive. La tâche n’en est que plus difficile pour moi…