Rivkah « Birthdayz »

rivkah birthday

Déjà je recois un bel objet. C’est si rare de nos jours, qu’il me paraît tout de même important de le souligner. Car on aura beau dire ce qu’on voudra, rien ne remplace le plaisir de découvrir une jolie pochette au graphisme soigné, de tenir entre ses mains un disque, un vrai, qui s’écoute, qui se découvre, qui se laisse apprivoiser. On aura beau dire ce qu’on voudra, tous les Soundcloud, tous les Spotify, tous les Deezer et autre ITunes de la terre ne remplaceront jamais ce sentiment là.

C’est un bel objet donc, un disque qui représente Rivkah et son double en poupée, assortie à son écrin aux colories enfantines, le tout cousu avec attention. Rebecca Hasson alias Rivkah a fêté l’année dernière ses dix ans de carrière. Ce très joli album célèbre également ses quarante ans et s’avère être son enregistrement le plus abouti à ce jour.

Natalia Doco, pop chamanique venue d’Argentine

Natalia Doco

Enorme coup de coeur pour cette jeune artiste argentine qui chante un blues venu d’ailleurs avec une voix poignante, teintée de larmes et de passion. Natalia Doco est capable de délivrer une ballade incantatoire, chamanesque à souhait (“La Ultima Canciòn” terriblement envoûtante) aussi bien qu’une sucrerie reggae pop, boostée de cuivre et de rytmiques latines (“El Buen Galicho”). Mais la jolie Natalia me laisse carrément sans voix lorsqu’elle joue un folk mélancolique ancré dans la tradition saudade (“Jardìn”), avec une douceur à la fois radieuse et déchirante. Voilà une belle ensorceleuse qui a l’audace de mélanger les couleurs et les sons, la nostalgie, les amours, les chagrins, l’exil… Il y a un peu de tout ça dans le blues de Natalia Doco, un hommage délicat et précieux ancré dans la terre de ses ancêtres, avec aussi beaucoup de soleil et de joie.

Carré Court « N°1 »

Carre Court N°1

Voilà un jeune duo, au charme irrésistiblement vintage, qui propose une pop rétro teintée de soul et de blues 60’s. Originaire de Limoges (qui l’eût cru ?) Carré Court cultive les contradictions avec brio, le sourire au lèvres et le swing dans la peau. Une Baby Doll à la voix de Chatte Sur Un Toit Brûlant, une féline qui aiguise ses griffes sur des riffs impeccablement rétro (le joyeux “Baby You Don’t Mind”), ou quelques notes de piano groovy (le très beau “I Said”).

SheWolf « Red Moon Slave »

SheWolf groupe

Voilà un groupe que je suis depuis ses premiers balbutiements et dont je vous parlais déjà il y a quelques mois. Les parisiennes de SheWolf présentaient alors leur première démo, qui malgré la jeunesse du projet et quelques soucis de mise en place, proposait déjà un univers singulier, une pied plongé dans le grunge féministe façon Babes In Toyland et l’autre fuyant dans des contrées plus psychédéliques, le tout saupoudrée d’un pincée de pop 90’s (Breeders, Veruca Salt, Elastica…). Huit mois plus tard, les filles n’ont pas chômé: elles ont enchaîné les dates et travaillé d’arrache pied pour mieux affiner leur son (et leur image, époque oblige…).

Mélanie Pain « Parachute »

Melanie Pain Parachute

Vous connaissez sans doute le joli brin de voix de Mélanie Pain, croisée avec plaisir sur le projet français Nouvelle Vague, qui reprend avec chic les succès New Wave en version bossa nova sensuel et décalé. De l’easy listening bien entendu, taillé sur mesure pour les soirées parisiennes mais qui a le mérite d’être extrêmement bien exécuté et d’avoir permis de mettre en lumière de très jolies voix féminines dont Phoebe Killdeer, Marina Celeste et donc Mélanie Pain.