SheWolf, 1er Ep

SheWolf Ep chronique

Depuis un an, les quatre filles de SheWolf n’ont pas chômé : un premier titre accrocheur (“Red Moon Slave”), des concerts un peu partout en France et en Angleterre, un passage télé sur Canal +, un clip soigné et maintenant ce premier Ep qui permet d’explorer un peu plus l’univers sombre et hanté de ce jeune groupe 100% féminin.

Les deux premiers titres (déjà entendus sur la démo), permettent d’entrer en matière comme il se doit. “Red Moon Slave”, reste ici leur meilleur atout avec ce mélange acéré de son grunge, bien crade et d’envoûtement psychédélique. La voix charismatique d’Alice (l’atout majeur du groupe), tantôt douce, tantôt rageuse, se shoote à l’émotion. Hyper sensible. Hyper touchante. Voilà une nana qui en a sous le capot et qui n’a pas peur de le montrer.

SheWolf « Red Moon Slave »

SheWolf groupe

Voilà un groupe que je suis depuis ses premiers balbutiements et dont je vous parlais déjà il y a quelques mois. Les parisiennes de SheWolf présentaient alors leur première démo, qui malgré la jeunesse du projet et quelques soucis de mise en place, proposait déjà un univers singulier, une pied plongé dans le grunge féministe façon Babes In Toyland et l’autre fuyant dans des contrées plus psychédéliques, le tout saupoudrée d’un pincée de pop 90’s (Breeders, Veruca Salt, Elastica…). Huit mois plus tard, les filles n’ont pas chômé: elles ont enchaîné les dates et travaillé d’arrache pied pour mieux affiner leur son (et leur image, époque oblige…).

So Was The Sun « Plastic Gun Fight »

So Was The Sun

Depuis six ans maintenant, le trio parisien So Was The Sun, mené par Palem poursuit son chemin sur la route semée d’embuche du rock’n’roll en France, avec une sincérité et une énergie jamais démentie. Bien dans ses baskets, à l’aise avec son style et ses influences, Palem, en bon enfant des 90’s, continue d’assumer ses compositions de l’ère post-grunge entre stoner rageur et lyrisme pop anglais. Et c’est plutôt réconfortant, tant on voit souvent les groupes valser au gré des modes et des saisons, certains ne résistant à l’appel des sirènes… Malgré des changements de line-up à répétition, So Was The Sun n’a pas changé de cap. Palem tient la barre envers et contre tout et à l’écoute de ce nouvel Ep “Plastic Gun Fight”, il se bonifie même avec le temps.

Deap Vally « Femejism »

Deap Vally

Trois ans après leur débuts furieux (“Sistrionix”), le duo californien revient en force asseoir sa place singulière dans l’échiquier rock’n’roll d’aujourd’hui.
A l’écoute de l’excellent Sistrionix (chroniqué dans ces pages), j’avais peur du one shot. Ces filles là jouaient vite, jouaient bien, le concept était cool (deux nanas en pétard, des riffs bluesy à gogo), super stylé, presque parfait. Heureusement Lindsey Troy et Julie Edwards sont plus malignes qu’on le croyait, et viennent clouer le bec illico presto à tous les cynique du monde entier avec ce nouvel album haut en couleur, bourré de références qu’on adore et porté de bout en bout par un message féministe puissant et libérateur.

Klink Clock « Kids »


On avait laissé les deux amoureux de Klink Clock il y a trois ans, en pleine tournée euphorique (1ère partie d’Indochine, des Zéniths plein à craquer…), bien galvanisés par la sortie d’un premier album à l’esprit punk, charnel et sauvage, le bien nommé “We Don’t Have The Time To Do Love All The Time”. Depuis, Jennie et Aurélien ont continué de tracer leur route au pays du rock’n’roll made in France, sans céder au chant des sirènes ni renier leurs racines bien underground. Et c’est déjà la première bonne nouvelle de ce nouvel Ep.