Klink Clock « Accidents »

Nouvel album pour le duo parisien Klink Clock, qui reprend plusieurs titres déjà entendus sur le précédent Ep (“Kid” en 2016) chroniqué sur ces pages. Deux ans plus tard, Jennie et Aurel reprennent les choses à peu près là où ils les avaient laissé: soit en pleine récréation rock’n’roll. Avec désinvolture et beaucoup de plaisir, le duo nous rejoue leur formule efficace et survitaminée de son brut, entre garage, grunge et power pop minimaliste.

Wolf Alice « Visions Of A Life »

Après un premier album très prometteur (“My Love Is Cool”) sorti en 2015, qui avait fait un petit buzz outre manche, les londoniens de Wolf Alice ont rapidement donné suite à leurs efforts avec “Visions Of A Life” découvert cet hiver. Enregistré sous le soleil de la Californie, l’album reprend les choses là où Ellie Roswell et sa bande les avaient laissé il y a deux ans. Oscillant entre rock atmosphérique à tendance dream pop et inspiration grunge, Wolf Alice ne choisit jamais son camp et tente un voyage à travers la pop, au sens noble du terme.

Lilidollrage « Go Away »

Nouvel Ep pour le duo Lillois Lilidollrage qui continue de creuser son sillon entre post punk caverneux et désespoir grunge. “Go Away” présente des morceaux bien sombres et enragés, dont certains avaient déjà été entendu sur leur précédent Ep chroniqué ici (“Let You Down”, “Go Away”, “I Am”). Dommage, car ce n’est pas forcément la partie la plus intéressante du groupe. Si Sandra assure les parties vocales rageuses et teigneuses, avec le crunch grungy et les guitares crades à souhait, elle parvient difficilement à se détacher de ses modèles encombrants (Courtney Love, Kat Bjelland, Donita Sparks…).

SheWolf, 1er Ep

SheWolf Ep chronique

Depuis un an, les quatre filles de SheWolf n’ont pas chômé : un premier titre accrocheur (“Red Moon Slave”), des concerts un peu partout en France et en Angleterre, un passage télé sur Canal +, un clip soigné et maintenant ce premier Ep qui permet d’explorer un peu plus l’univers sombre et hanté de ce jeune groupe 100% féminin.

Les deux premiers titres (déjà entendus sur la démo), permettent d’entrer en matière comme il se doit. “Red Moon Slave”, reste ici leur meilleur atout avec ce mélange acéré de son grunge, bien crade et d’envoûtement psychédélique. La voix charismatique d’Alice (l’atout majeur du groupe), tantôt douce, tantôt rageuse, se shoote à l’émotion. Hyper sensible. Hyper touchante. Voilà une nana qui en a sous le capot et qui n’a pas peur de le montrer.