Deap Vally VS Savages: Girls Girls Girls!

C’est plutôt amusant (et réjouissant!) de constater que les deux groupes qui font le plus parler d’eux ces temps-ci sont exclusivement féminin. Coïncidence ou pas, ces deux groupes n’ont même pas encore sorti d’album, mais à l’aide de prestations scènique visiblement explosives, ont su attirer l’attention de la sainte presse rock qui ne tarit pas d’éloge devant ces petits bouts de femme en pétard.

D’un côté, voilà Deap Vally, deux bombes qui débarquent de L.A avec leur mauvaises manières et toute la bad ass attitude requise pour jouer un blues-rock crasseux et sexy. Genre de croisements entre Led Zep, Hole, et les White Stripes. Lindsey Troy chante comme une KJ Garside qui aurait un peu trop fait l’amour avec Robert Plant, et joue de la guitare comme Dan Auerbach des Black Keys (des débuts). Derrière elle, Julie Edwards frappe super fort et bien mieux que Meg White, c’est dire le potentiel du groupe… En attendant l’album prévu pour le mois de juin, on peut toujours saliver sur leur premier Ep « End Of The World », ou sur cet excellent titre disponible en téléchargemen gratuit ici.

Dans un registre un peu plus dark, c’est de l’autre côté de l’Atlantique que ça se passe avec les londonniennes de Savages, soit quatres filles en noire qui reprennent l’histoire du post punk là où Siouxsie and the Banshees, Public Image et Joy Division l’avaient laissé quelques part au début des années 80. Anachronique et passionnant, leur son reprend tous les gimmicks du genre en y ajoutant une certaine dose d’urgence notamment grâce à la voix sombre et inquiétante de Jehn Beth (de son vrai nom Camille Berthomier, une frenchie en fait, ex John & Jehn), qui incarne à merveille la prêtresse cold wave androgyne et déglinguée. On est loin des tentatives desespérées des centaines de groupes d’aujourd’hui qui essaient tant bien que mal de remettre ce genre au goût du jour et de sonner comme leurs aînés. Ce qui frappe à l’écoute des envoûtantes Savages, c’est la liberté d’écriture, l’intensité, la folie douce et malfaisante qui lorgnent au coin des morceaux et qui caractérisaient justement les groupes de cet époque. Ces gens là ne faisaient pas semblant. Visiblement, les Savages non plus.

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