SheWolf, 1er Ep

SheWolf Ep chronique

Depuis un an, les quatre filles de SheWolf n’ont pas chômé : un premier titre accrocheur (“Red Moon Slave”), des concerts un peu partout en France et en Angleterre, un passage télé sur Canal +, un clip soigné et maintenant ce premier Ep qui permet d’explorer un peu plus l’univers sombre et hanté de ce jeune groupe 100% féminin.

Les deux premiers titres (déjà entendus sur la démo), permettent d’entrer en matière comme il se doit. “Red Moon Slave”, reste ici leur meilleur atout avec ce mélange acéré de son grunge, bien crade et d’envoûtement psychédélique. La voix charismatique d’Alice (l’atout majeur du groupe), tantôt douce, tantôt rageuse, se shoote à l’émotion. Hyper sensible. Hyper touchante. Voilà une nana qui en a sous le capot et qui n’a pas peur de le montrer.

Voodoo Kills, EP

Voodoo Kills review Ep Marine Craven, LA Band, rock'n'roll Hollywood

Dès le départ le ton est donné: “I came down to burn this town / I came down to make it mine” scande Marine de sa voix éraillée, en vraie sale gosse du rock’n’roll. Sans détour, sans compromis, la petite française poursuit son rêve américain sur la côte californienne. Installée à Hollywood depuis maintenant quatre ans, Marine n’a pas lâché l’affaire, loin de là. Toujours prête à rugir et à délivrer comme il se doit un rock’n’roll heavy, dans la pure tradition du Sunset Strip.

Bully et le come back des 90’s

Ça fait presque un drôle d’effet. Comme un goût amer. Bon, c’était marrant au début. Soundgarden se reformait, sortait un disque inégal mais écoutable (“King Animal” en 2012), Hole (ou ce qu’il en reste, soit une Courtney pas toujours bien lunée), avait également tenté le coup en 2010 avec le sur-produit “Nobody’s Daughter”, un disque malheureusement assez médiocre malgré quelques fulgurances (“Pacific Cost Highway”, “Never Go Hungry”). Bref rien de mémorable qui vaillent vraiment la peine de salir notre souvenir juvénile. Et voilà que c’est repartie.

LiliDollrage « Horror Songs » + « I Am »

Carrément débordée ces derniers temps (la faute à un emploi du temps surchargé de super maman/étudiante/multi-fonctions), j’ai eu, je m’en excuse un peu de mal à trouver quelques heures à consacrer à l’écoute du rock’n’roll salvateur, et à vous faire partager quelques lignes de mes joyeuses découvertes. Heureusement entre deux exams me voilà de retour au front, pour mon plus grand plaisir et le vôtre également j’espère!

Back in town donc avec le son grunge, crasseux et déroutant du duo LiliDollRage, qui oeuvre depuis quelques années déjà sur la scène Lilloise.

White Lung « Deep Fantasy »

C’est quand même pas tous les jours qu’un label aussi trendy que Domino (The Kills, Anna Calvi, Clinic, Franz Ferdinand entre autres…) s’intéresse à un groupe aussi radical que White Lung, combo ultra punk canadien sans concession. La faute sans doute à la caution féminine de l’affaire (trois filles et un garçon aux manettes) dont une front woman obsédée (ou possédée) par Courtney Love période Pretty On The Inside. Car même dans l’éthique punk, de jolis minois, c’est tout de même plus vendeur qu’une bande de gars mal rasés suintant la bière. On en est là. Ou presque.