Hat Fitz & Cara « After The Rain »

Hat Fitz & Cara After The Rain

Voilà un excellent duo que je découvre tardivement car il s’agit déjà de leur quatrième album, le très réussi “After The Rain”. Il n’est jamais trop tard, me direz-vous, pour découvrir de nouvelles têtes captivantes.

Ici on donne dans le bluegrass, un blues minimaliste teinté de gospel et de country. Jouant à fond la carte du retro, Hat Fitz & Cara est un duo à la scène comme à la ville. Lui c’est un bluesman, un vrai, look de barbu à la ZZ Top, guitare et mandoline, un jeu de doigts jouissif et un feeling roots bien comme il faut. Elle, c’est une petite pin-up blonde à la voix soul, chaude et puissante capable de jolis moments de grâce (le très beau “ After The Rain”) et même de beaux rugissements (une belle démonstration de blues sur “Try”), tout en tapant derrière ses fûts avec un certain panache et beaucoup de talent…

Voodoo Kills « You Don’t Live Until You Die Tomorrow »

Voodoo Kills you don't live until you die tomorrow

Deux ans après un premier Ep prometteur, Marine Craven et les bad boys de Voodoo Kills continuent fièrement leur route sous le soleil tapageur d’Hollywood, côté Sunset Strip.
Ici le rock’n’roll coule à flot. On ne fait pas dans la dentelle. La tête haute et le sourire aux lèvres, Voodoo Kills empoigne les guitares comme autant d’armes de destruction massive pour ruer dans les brancards, casser les codes, et revendiquer une liberté de pensée décomplexée et sans compromis.

Ce qui est certain, à l’écoute de “You Don’t Live Until You Die Tomorrow”, 1er album très convaincant du quartet californien, c’est que la tension est montée d’un cran. Voodoo Kills a bossé dur et ça se sent. La sueur, les nuits blanches, des heures à crier dans le micro jusqu’à s’en casser la voix et les doigts tranchés par les cordes de guitares électriques de plus en plus maléfiques.

SheWolf, 1er Ep

SheWolf Ep chronique

Depuis un an, les quatre filles de SheWolf n’ont pas chômé : un premier titre accrocheur (“Red Moon Slave”), des concerts un peu partout en France et en Angleterre, un passage télé sur Canal +, un clip soigné et maintenant ce premier Ep qui permet d’explorer un peu plus l’univers sombre et hanté de ce jeune groupe 100% féminin.

Les deux premiers titres (déjà entendus sur la démo), permettent d’entrer en matière comme il se doit. “Red Moon Slave”, reste ici leur meilleur atout avec ce mélange acéré de son grunge, bien crade et d’envoûtement psychédélique. La voix charismatique d’Alice (l’atout majeur du groupe), tantôt douce, tantôt rageuse, se shoote à l’émotion. Hyper sensible. Hyper touchante. Voilà une nana qui en a sous le capot et qui n’a pas peur de le montrer.

Carré Court « N°1 »

Carre Court N°1

Voilà un jeune duo, au charme irrésistiblement vintage, qui propose une pop rétro teintée de soul et de blues 60’s. Originaire de Limoges (qui l’eût cru ?) Carré Court cultive les contradictions avec brio, le sourire au lèvres et le swing dans la peau. Une Baby Doll à la voix de Chatte Sur Un Toit Brûlant, une féline qui aiguise ses griffes sur des riffs impeccablement rétro (le joyeux “Baby You Don’t Mind”), ou quelques notes de piano groovy (le très beau “I Said”).

Parlor Snakes « We Are The Moon »

Parlor Snakes

Les parisiens de Parlor Snakes ont eu la bonne idée de mettre en image le titre qui ouvrait leur excellent deuxième album (chroniqué ici en mars 2015) : « We Are The Moon », une bonne cuvée 100% rock’n’roll jouée à cent à l’heure par un groupe décomplexé. Ici la nuit sera longue, peuplée de monstres inquiétants sortis tout droit d’un film de Rob Zombie ou Georges Romero. Les freaks s’agitent, grimacent, viennent hanter gaiement nos cauchemars les plus tordus mais font aussi du rock’n’roll qui cogne, qui swingue et fait bouger le corps et l’esprit sans se prendre vraiment au sérieux.
Tout ça me redonne envie de (ré)écouter l’album… Alors vivement la suite :)

Klô Pelgag – L’Etoile Thoracique

Klo Pelgag l'étoile thoracique

Une fois n’est pas coutume, c’est une jeune artiste québécoise que je vous présente aujourd’hui. Klô Pelgag, de son vrai nom Chloé Pelletier Gagnon, navigue dans les eaux enchanteresses d’une pop baroque, poétique et barrée grâce à ce nouvel album “L’étoile Thoracique”. Avec une aisance déconcertante et une folle ingénuosité, Klô la maline, emprunte tout ce qu’il y a de plus noble à la chanson française (la poésie nonchalante, la liberté de ton, la beauté des mots…) pour s’aventurer vers des contrées plus sinueuses, au pays de l’absurde, sur un terrain à la fois littéraire (on pense à Ionesco, Beckett, ou même Boris Vian) et extrêmement musical.