Ladylike Lily « Dans La Matière »

LadyLike Lily Dans La Matière

Après un joli premier album en anglais (“Get Your Soul Whashed” en 2012) qui dévoilait un folk cotonneux et aérien rappelant l’univers folk de Cocorosie, Emiliana Torrini ou Joanna Newsom, la bretonne Ladylike Lily change de cap, contre vents et marées et retourne sur ses terres natales en choisissant de chanter dans sa langue maternelle. Ainsi, à travers la collection délicate de comptines electro folk qui composent son nouvel Ep, le bien nommé “Dans La Matière”, LadyLike Lily se met à nu dans un cocon moelleux et charmant, plein de tendresse et de poésie.

Le français lui sied bien et rend tout d’un coup bien plus singulierès ses ritournelles charmeuses et mutines qui s’offrent ici de manière plus limpide, plus évidente. LadyLike Lily se réinvente, revient à la source et à l’essence même de sa musique charnelle et planante pour proposer des morceaux en apesanteur, qui navigue entre ciel et mer. Lumineuse et pudique, Orianne Marsilli (de son vrai nom) est une petite fée discrète qui parsème ça et là des petites touches de grâces sur ses comptines enfantines. “Bain de Minuit”, berceuse du crépuscule ouvre le disque et offre un écrin de soie délicat à sa voix haut perchée de jeune fille en fleur, avide de pureté. Si son chant anglais rappelait d’avantage les grandes soeurs de la nouvelle scène folk, le français prend ici corps avec beaucoup de chaleur dans la voix d’Orianne et se rapproche d’avantage d’une Emilie Simon ou de Coeur de Pirate (en moins nunuche…).

Et c’est bien de cela dont il s’agit tout au long de cet Ep à fleur de peau. La mutation physique et musicale de la petite fée clochette bretonne prend forme à chacun des morceaux à la sensibilité palpable. Les notes de piano prolongent le toucher de ses doigts, la voix malicieuse plane et s’envole au dessus des instruments qui s’entremêlent avec beaucoup de finesse : arpèges de guitare qui évoque une harpe d’un autre temps, claviers aux ambiances chimériques, et touches d’electro joués comme un battement de coeur (“L’aurore”, “Tir à Blanc”). Tout cela est décidément charmant et laisse espérer de bien jolies choses pour la suite…

Soutenue par le festival des Vieilles Charrues au sein du dispositif d’accompagnement “Label Vieilles Charrues”, Ladylike Lily sera à découvrir en live le 14 juillet à Carhaix et un peu plus tôt le 15 juin chez Madame Arthur à Paris (entrée gratuite).

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