Wolf Alice « Visions Of A Life »

Après un premier album très prometteur (“My Love Is Cool”) sorti en 2015, qui avait fait un petit buzz outre manche, les londoniens de Wolf Alice ont rapidement donné suite à leurs efforts avec “Visions Of A Life” découvert cet hiver. Enregistré sous le soleil de la Californie, l’album reprend les choses là où Ellie Roswell et sa bande les avaient laissé il y a deux ans. Oscillant entre rock atmosphérique à tendance dream pop et inspiration grunge, Wolf Alice ne choisit jamais son camp et tente un voyage à travers la pop, au sens noble du terme.

LiliDollrage « Horror Songs » + « I Am »

Carrément débordée ces derniers temps (la faute à un emploi du temps surchargé de super maman/étudiante/multi-fonctions), j’ai eu, je m’en excuse un peu de mal à trouver quelques heures à consacrer à l’écoute du rock’n’roll salvateur, et à vous faire partager quelques lignes de mes joyeuses découvertes. Heureusement entre deux exams me voilà de retour au front, pour mon plus grand plaisir et le vôtre également j’espère!

Back in town donc avec le son grunge, crasseux et déroutant du duo LiliDollRage, qui oeuvre depuis quelques années déjà sur la scène Lilloise.

White Lung « Deep Fantasy »

C’est quand même pas tous les jours qu’un label aussi trendy que Domino (The Kills, Anna Calvi, Clinic, Franz Ferdinand entre autres…) s’intéresse à un groupe aussi radical que White Lung, combo ultra punk canadien sans concession. La faute sans doute à la caution féminine de l’affaire (trois filles et un garçon aux manettes) dont une front woman obsédée (ou possédée) par Courtney Love période Pretty On The Inside. Car même dans l’éthique punk, de jolis minois, c’est tout de même plus vendeur qu’une bande de gars mal rasés suintant la bière. On en est là. Ou presque.

Rennes Rocks#2 : Central Massif, noise toxique et captivant

Central Massif se démarque de la flopée de groupe noise qui fleurissent dans les rues de Rennes par la présence derrière le micro d’une voix féminine étrange et captivante. Genre de PJ Harvey psychotique désespérément amoureuse d’un certain IanMacKaye, elle jure, crache et rugit au milieu d’un chaos sonique terrifiant, précis et incroyablement maîtrisé. Ici on part à la dérive dans un son déstructuré et puissant, les rênes bien tenues par une session rythmique implacable et hyper créative.

Scanners « Love Is Symmetry »

Les Scanners sont quand même courageux. A l’aise dans leur boots de rockeurs, les quatres londoniens auraient pu se contenter simplement de nous rejouer la formule magique qui avait fait le succès de leurs précédents albums (« Violence Is Golden » en 2006, et le joli « Submarine » en 2010), à savoir un post punk à la fois glacial et lumineux, emmené par une voix troublante et attachante (Sarah Daly), mariage un peu incongru entre PJ Harvey et Joy Division. Carrément dans l’air du temps donc (en témoigne la côte des groupes cold wave d’aujourd’hui tel que The XX, The Horrors ou autres Savages…), les Scanners n’avaient qu’à suivre une route déjà toute tracée et personne n’aurait rien trouver à redire.

Au lieu de ça, les londoniens ont repris les choses en main, en enregistrant et produisant eux même leur troisième album. Résultat: le groupe, libéré des étiquettes et des modes, se permet de naviguer entre les genres et les codes du rock’n’roll, en offrant un bel album, intense, singulier et attachant.