L.A. Girls #5 : Dark Furs, dark pop & dream rock

La scène californienne n’en finit décidément pas de révéler des petites curiosités rock plutôt palpitantes. L’air de rien, la révolution s’organise (merci internet), les filles prennent le pouvoir et les bons groupes jouent, s’entraident et fourmillent de créativité esprit fun, beach & rock’n’roll.

Parfois même, sous le soleil de L.A. les filles en mini short et guitare ont les yeux rivés vers l’autre côté de l’Atlantique. La preuve avec Dark Furs, trio esprit dream pop / dream rock, mené par Suzanne May, jeune britannique installée à Los Angeles qui dégomme tout l’air de rien avec une voix planante et puissante. Glacial et sexy, le rock synthétique et moderne de Dark Furs doit énormément au charisme de cette voix de funambule qui n’a pas peur de faire des cabrioles. Genre de Kate Bush des années 10, Suzanne emprunte également à Liz Phraser ce phrasé étrange et hanté qui ont fait les heures de gloire des Cocteau Twins et This Mortal Coil. A la fois classe, intense et distante, elle remplit gracieusement l’espace et hisse assez haut les morceaux de rock post moderne du groupe.

Dark et d’inspiration post punk (tendance Siouxsie and the Banshees), le trio prend pourtant ouvertement le parti d’une pop efficace, bourrée d’effet, de claviers et de refrains plutôt accrocheurs (« See Her », « Magnetic Man »). Mais c’est pour mieux nous dévorer les enfants, car derrière son apparence sucrée, la pop atmosphérique de Dark Furs révèle un coeur sombre et hanté par les fantômes de la new wave de Manchester (Joy Division en tête).

Bref un groupe définitivement à suivre, qui avec la sortie de ce second Ep « En l’air », bien plus abouti que le précédent, annonce un avenir plutôt radieux…

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