Lana Del Rey : Une si belle imposture…

Drôle d’époque tout de même. Où les faussaires récoltent la gloire et l’argent. Une star en carton pâte, bien déguisée en héroïne lynchienne qui plait aussi bien aux Inrocks qu’aux auditeurs de NRJ, affiche son beau minois figé. Lèvres pulpées au collagène et lifting à vingt ans. On se croirait presque dans un roman de Bret Easton Ellis tellement l’affaire semble diaboliquement ciselée. Rien n’est laissé au hasard. Calculé, rafistolé, relooké, marketé, empaqueté, projeté, vendu, emballé. Prêt à embarquer pour des millions d’exemplaires. Prêt à être gobé.

L’autre jour, un peu lasse, je me baladais avec mes enfants chez un « disquaire » bien connu et j’entends de loin ce titre de Lana Del Rey donc, « Shades Of Cool » qui ressemblait à s’y méprendre à un morceau des magnifiques Mazzy Star « California ». L’imposture est tellement belle qu’on en vient presque à apprécier le morceau gentiment dark de Del Rey alors qu’on crachait jusqu’à présent sur à peu près tout ce qu’elle représentait. C’est quand même un comble.

Summer Camp « Welcome To Condale »: back to the 80’s!

Back To The Future en 2011? Oui oui, c’est possible…
Car voilà un album amusant et plutôt rafraichissant que nous propose le duo britannique Summer Camp. Et c’est vraiment le genre de titres dont on a besoin en plein hiver. Complètement décalés et anachroniques, Elizabeth Sankey (journaliste au NME…) et Jeremy Warmsley viennent jouer à fond la carte du revival 80’s avec un brin d’humour et beaucoup de nostalgie. Chansons synthétiques,