Voodoo Kills « You Don’t Live Until You Die Tomorrow »

Voodoo Kills you don't live until you die tomorrow

Deux ans après un premier Ep prometteur, Marine Craven et les bad boys de Voodoo Kills continuent fièrement leur route sous le soleil tapageur d’Hollywood, côté Sunset Strip.
Ici le rock’n’roll coule à flot. On ne fait pas dans la dentelle. La tête haute et le sourire aux lèvres, Voodoo Kills empoigne les guitares comme autant d’armes de destruction massive pour ruer dans les brancards, casser les codes, et revendiquer une liberté de pensée décomplexée et sans compromis.

Ce qui est certain, à l’écoute de “You Don’t Live Until You Die Tomorrow”, 1er album très convaincant du quartet californien, c’est que la tension est montée d’un cran. Voodoo Kills a bossé dur et ça se sent. La sueur, les nuits blanches, des heures à crier dans le micro jusqu’à s’en casser la voix et les doigts tranchés par les cordes de guitares électriques de plus en plus maléfiques.

Deap Vally « Femejism »

Deap Vally

Trois ans après leur débuts furieux (“Sistrionix”), le duo californien revient en force asseoir sa place singulière dans l’échiquier rock’n’roll d’aujourd’hui.
A l’écoute de l’excellent Sistrionix (chroniqué dans ces pages), j’avais peur du one shot. Ces filles là jouaient vite, jouaient bien, le concept était cool (deux nanas en pétard, des riffs bluesy à gogo), super stylé, presque parfait. Heureusement Lindsey Troy et Julie Edwards sont plus malignes qu’on le croyait, et viennent clouer le bec illico presto à tous les cynique du monde entier avec ce nouvel album haut en couleur, bourré de références qu’on adore et porté de bout en bout par un message féministe puissant et libérateur.

Death Valley Girls : « Glow In The Dark »

Death Valley Girls Glow In The Dark review chronique Burger Records

En 2013, je vous parlais déjà de ce groupe coolissime de garage psychédélique installé à Los Angeles qui, sur la foi de quelques titres postés sur BandCamp, promettait de belles décharges d’énergie rock’n’roll. Les Death Valley Girls, étaient formées à l’époque par Larry Schemel à la guitare et sa soeur Patty (de Hole), qui tenait toujours aussi bien sa place derrière les fûts. A leur côté, une sacrée chanteuse dégénérée, Miss Bonnie Bloomgarden, bad girl du lycée, et la bassiste Rachel Orosco. Depuis, Patty a quitté le groupe, remplacée par la percutante Laura Kelsey, mais les Death Valley Girls n’ont pour autant rien perdu de leur joyeuse corrosivité.

L.A. Girls#6 : Massenger, rock’n’roll garage from Ventura CA

Toujours en pleine ébullition, la nouvelle scène féminine californienne n’a pas fini de nous dévoiler ses petits trésors cachés. Soutenu par l’excellent label Burger Records, qui distribue (en cassette!) la plupart des meilleurs groupes indés de la région, Massenger, quatuor originaire de la jolie ville de Ventura, située au nord de L.A, casse la baraque avec un son garage ultra pop aux accents de surf. Mené par une riot grrl déchainée (Sasha Green) dont la voix fait souvent penser à Kathleen Hanna, le groupe a déjà sorti un album en 2012, mais surtout deux derniers Ep plus aboutis et carrément emballant.