Nina Nastasia is a princess…(le secret le mieux gardé du folk US)

Il faut que je vous raconte comment je suis tombée amoureuse de Nina Nastasia. Je passais l’été en Californie, il y a déjà de cela quelques années, et j’avais entendu ce titre, « Superstar », incroyable ballade à la mélancolie nonchalante qu’aurait pu nous pondre Hope Sandoval. C’était en fait, une jeune songwriteuse new-yorkaise, discrète et délicate, au patronyme digne d’une héroïne de Dostoievski: Nina Nastasia. Vraiment emballée, je m’empressais de me procurer son album, à l’époque, « Run To Ruin », chez un disquaire de San Francisco. On avait loué une voiture, pour filer sur la côté, et je peux vous dire que « Run To Ruin » est passé en boucle dans notre autoradio cet été là… Depuis, malgré la tristesse hivernale de ce bel album de spleen lumineux, impossible pour moi de le détacher des images rayonnantes des côtes sauvages de Big Sur. C’est amusant de voir comme les disques peuvent faire l’effet d’une madeleine de Proust. Une note ou deux, et tout défile…

Electric Pussies « Juste Manger »: free noise expérimentale et barrée

Un doux vent de rock’n’roll soufflerait-il insidieusement sur la ville de Rennes? La jolie capitale de la Bretagne pourrait-elle bientôt devenir notre Seattle à nous? Après le bon rock indus salement grunge des Cute Kitten Eaters, c’est au tour de de la noise expérimentale d’Electric Pussies, de venir squatter ma platine. Mais la comparaison s’arrête là, même si le trio de riot grrl rennais partage quelques bonnes influences de la scène culte 90’s (Babes In Toyland, Sonic Youth, entre autres) avec leurs compatriotes au patronyme félin, leurs univers sont tout de même assez éloignés.

Ici, on fait dans l’expérimental, l’improvisation, l’exploration des sons en tous genres.

Karen Elson « The Ghost Who Walks », country folk hantée.

Alors, oui, bien sûr, Karen Elson est un ex top model anglais de l’ère Kate Moss, égérie de Karl Lagerfeld, Jean Paul Gaultier, ou Marc Jacobs, dont la jolie frimousse rousse est apparue sur plus d’une couverture de magazine. Oui, bien sûr, c’est l’épouse de Jack White, hyper actif singer songwriter (White Stripes), guitariste, batteur (Dead Weather), producteur et patron de label (Third Man Records), peut être le seul homme (avec Josh Homme) encore capable de sauver le rock’n roll des années 2000, (pas une mince affaire).

Les filles, la basse et le rock’n roll…Des Talking Heads à Band Of Skulls, une grande histoire d’amour…

ll faut bien reconnaître un fait un important, lorsque l’on s’attaque au sujet des filles dans le rock: les « rebel girls » ne sont pas toujours là où on les attend. Elles ne tiennent pas toujours la place du leader, derrière un micro, à beugler plus fort que les mecs, avec ou sans guitare. Même si le rôle de la chanteuse, front woman, est le plus souvent choisi par les filles qui font du rock, certaines, plus malignes, privilégient une place, certes plus discrète, mais non moins importante: la basse. Un rôle atypique pour une femme, qui va donc très vite se démocratiser dans le petit monde du rock avec plus ou moins de talent.

Jesus Is My Girlfriend, post punk sauvage et minimaliste

Bon allez, je l’avoue, c’est d’abord leur nom de groupe, pas banal et amusant, qui a retenu mon attention, et m’a incité à cliquer sur leur page myspace. Mais en ces temps modernes, surchargés de groupes en tous genres, il faut bien parvenir à se démarquer d’une manière ou d’une autre afin d’attirer un peu l’attention. Et à ma grande surprise, je découvre de très bons morceaux post punk tranchants et déchirants. Car voilà, c’est officiel, Pj Harvey ne réside plus dans sa bonne vieille campagne du Dorset, mais s’est réincarnée dans la peau de la belle Johanna Serville alias Jesus Is My Girlfriend , en Provence.