Marissa Nadler, folk céleste et ténébreux…

Ambassadrice depuis dix ans d’un folk fantômatique, parfois gothique, bercé entre inspiration country et l’esprit diabolique de la dream pop époque 4AD, la belle Marissa Nadler qui a rejoint l’écurie Bella Union (label fondé par Simon Raymonde et Robin Guthrie de Cocteau Twins) vient de sortir avec « July », sa plus jolie collection de chansons belles à pleurer.

Moins démonstrative que par le passé, pleine de douceur amère et de voluptueuse mélancolie, Marissa sait pleurer comme personne, au milieu de ses ballades gracieuses, inspirées par l’esprit du songwriting de Joni Mitchell, Leonard Cohen et Hope Sandoval. Ici, juillet ressemble à un hiver glacial, dans un pays imaginaire sombre et inquiétant peuplé de fantômes et de songes (« Dead City Emily »). Entre quelques larmes et trois arpèges de guitare, la voix planante de Marissa s’élève au milieu de ces rêves diaboliques (« Was It A Dream »), et sert des morceaux d’une élégance rare (« Firecrakers ») dont peu de princesses folk ont le secret (au hasard Mazzy Star, Nina Nastasia, Lisa Germano…).

Car ici le folk se love dans les ténèbres de la mélancolie avec une infinie tendresse (« Drive ») et une simplicité folle. Epurés d’artifices et d’effet de style, les morceaux si tristes et délicats de Marissa Nadler transpercent le coeur sans crier gare. Et l’air de rien, cette jolie fée maléfique, qui nous conte ces histoires d’âmes blessées, dévoile ses charmes gracieux, tout en délicatesse, pernicieuse, ténébreuse et céleste. Le pire c’est qu’on sombre avec elle…

Marissa Nadler sera en concert le 24 avril prochain au Point Ephémère à Paris

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