Marion Mayer « Together Alone »

Marion Mayer Together Alone

Souvenez-vous, il y a presque deux ans, je vous parlais déjà de cette jeune songwriteuse bretonne qui proposait une jolie collection de chansons folk intimiste au charme juvénile et gracieux dans un premier Ep très réussi (“Leave” ). Depuis Marion Mayer a tracé sa route enchantée, toujours dans les sillons d’un folk indie teinté de country. La belle a grandit, forgé sa maturité artistique en sillonnant les routes de France, notamment en première partie de Arthur H et nous livre à présent son deuxième disque : “Together Alone”.

Lana Del Rey : Une si belle imposture…

Drôle d’époque tout de même. Où les faussaires récoltent la gloire et l’argent. Une star en carton pâte, bien déguisée en héroïne lynchienne qui plait aussi bien aux Inrocks qu’aux auditeurs de NRJ, affiche son beau minois figé. Lèvres pulpées au collagène et lifting à vingt ans. On se croirait presque dans un roman de Bret Easton Ellis tellement l’affaire semble diaboliquement ciselée. Rien n’est laissé au hasard. Calculé, rafistolé, relooké, marketé, empaqueté, projeté, vendu, emballé. Prêt à embarquer pour des millions d’exemplaires. Prêt à être gobé.

L’autre jour, un peu lasse, je me baladais avec mes enfants chez un « disquaire » bien connu et j’entends de loin ce titre de Lana Del Rey donc, « Shades Of Cool » qui ressemblait à s’y méprendre à un morceau des magnifiques Mazzy Star « California ». L’imposture est tellement belle qu’on en vient presque à apprécier le morceau gentiment dark de Del Rey alors qu’on crachait jusqu’à présent sur à peu près tout ce qu’elle représentait. C’est quand même un comble.

Marissa Nadler, folk céleste et ténébreux…

Ambassadrice depuis dix ans d’un folk fantômatique, parfois gothique, bercé entre inspiration country et l’esprit diabolique de la dream pop époque 4AD, la belle Marissa Nadler qui a rejoint l’écurie Bella Union (label fondé par Simon Raymonde et Robin Guthrie de Cocteau Twins) vient de sortir avec « July », sa plus jolie collection de chansons belles à pleurer.

« The River Cry »

Vous vous souvenez peut être… Hilary Woods, cette –so cute-jeune bassiste, qui sévissait il y a dix ans déjà au sein des fougueux JJ72, jeune étalon de l’indie rock des années 2000, si vite encensé, si vite disparu dans le sillon d’un rock lyrique, enflammé et un peu gonflant. On était sans nouvelle de cette jolie petite irlandaise, qui avait (sans doute judicieusement) quitté le groupe à 22 ans pour, étudier la littérature et le cinéma, devenir mère et s’accomplir, loin des feux des projecteurs d’une petite célébrité un peu précoce (pour la blague, la miss avait été élue sexiest woman in rock en 2000 par le Melody Maker…)