Mais qu’est-il arrivé à PJ Harvey ?

Pj Harvey Seamus Murphy

Prêtresse ultime des 90’s, icône intouchable, grande soeur fidèle de biens des rockeuses d’aujourd’hui, Pj Harvey avait repris le flambeau enragé de Patti Smith dès la sortie de son premier album vénéneux “Dry” (1992), qui nous avait tous laissé sans voix et avait un peu bouleversé nos vies. Elle incarnait cette figure féminine à la fois forte et fragile, les nerfs à vif et la guitare acérée. Un songwriting dément taillé dans le blues et le grunge. Une voix sensationnelle, sale, puissante mais toujours pleine d’élégance. Vous le savez. Si il y a bien une artiste que je n’ai pas envie de dégommer, c’est bien Pj Harvey.

Marion Mayer « Together Alone »

Marion Mayer Together Alone

Souvenez-vous, il y a presque deux ans, je vous parlais déjà de cette jeune songwriteuse bretonne qui proposait une jolie collection de chansons folk intimiste au charme juvénile et gracieux dans un premier Ep très réussi (“Leave” ). Depuis Marion Mayer a tracé sa route enchantée, toujours dans les sillons d’un folk indie teinté de country. La belle a grandit, forgé sa maturité artistique en sillonnant les routes de France, notamment en première partie de Arthur H et nous livre à présent son deuxième disque : “Together Alone”.

Courtney Barnett : « Sometimes I Sit and Think, and Sometimes I Just Sit ».

Courtney Barnett chronique sometimes I Sit and Think and Sometimes I Just Sit album

Si vous ne la connaissez pas encore, il est urgent de découvrir cette jeune songwriteuse australienne à la coolitude absolue. Touchante, hilarante et sacrément douée, Courtney Barnett avait déjà sorti une collection de 2 Ep, réunie en 2013 dans The Double Ep : A Sea Of Split Peas. Elle remet le couvert cette année avec un premier album brillant, bourré de ballades folk ensoleillées et carrément décalées.

Rawdog « Blurred »

Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de Sheeduz, trio rock 100 % féminin qui oeuvra sur la scène parisienne de 2004 à 2011 et qui défendait à l’époque une esthétique élégante entre rage et tendresse, porté par une chanteuse bluffante et une batteuse brutale et sauvage que l’on retrouve ici dans son nouveau projet.
Difficile donc d’écouter Rawdog sans penser à Sheeduz et au fait qu’on aurait bien aimé être témoin de la suite de leur aventure musicale. Ceci étant, on retrouve quand même avec plaisir la frappe incisive d’Audrey, pas forcément mise en valeur par une production rudimentaire. Et c’est un peu là que le bât blesse.