Death Valley Girls : « Glow In The Dark »

Death Valley Girls Glow In The Dark review chronique Burger Records

En 2013, je vous parlais déjà de ce groupe coolissime de garage psychédélique installé à Los Angeles qui, sur la foi de quelques titres postés sur BandCamp, promettait de belles décharges d’énergie rock’n’roll. Les Death Valley Girls, étaient formées à l’époque par Larry Schemel à la guitare et sa soeur Patty (de Hole), qui tenait toujours aussi bien sa place derrière les fûts. A leur côté, une sacrée chanteuse dégénérée, Miss Bonnie Bloomgarden, bad girl du lycée, et la bassiste Rachel Orosco. Depuis, Patty a quitté le groupe, remplacée par la percutante Laura Kelsey, mais les Death Valley Girls n’ont pour autant rien perdu de leur joyeuse corrosivité.

Playlist #Winter 2016

Pin up vinyl playlist rebel girl

Je vous propose aujourd’hui de découvrir les artistes féminines qui m’ont le plus fait vibrer ces dernières semaines. De Paris à Los Angeles, de Londres à Lorient, entre folk, pop, garage, psyché, punk… Voici dix titres aux univers bien différents mais qui ont en commun une folle envie de nous embarquer dans la dimension des rêves, qu’ils soient mélancoliques, troubles ou furieux. Une chose est sûre, ces filles là n’ont pas dit leur dernier mot…

Voodoo Kills, EP

Voodoo Kills review Ep Marine Craven, LA Band, rock'n'roll Hollywood

Dès le départ le ton est donné: “I came down to burn this town / I came down to make it mine” scande Marine de sa voix éraillée, en vraie sale gosse du rock’n’roll. Sans détour, sans compromis, la petite française poursuit son rêve américain sur la côte californienne. Installée à Hollywood depuis maintenant quatre ans, Marine n’a pas lâché l’affaire, loin de là. Toujours prête à rugir et à délivrer comme il se doit un rock’n’roll heavy, dans la pure tradition du Sunset Strip.

Paulo Transpire « J’arracherais bien »

Pas toujours facile d’assumer sa part de rock’n’roll quand on choisit l’option en français dans le texte. Pas toujours facile de sonner juste, vrai, avec la poésie brut que le rock’n’roll vous impose, sans tomber dans les fameux clichés de la « chanson » (un joli mot pour ne pas en dire un autre…). Tant de groupes se cassent les dents (mais semblent pourtant plaire à la foule), que ça en devient carrément lassant.

Dans l’exercice de style, les quatre filles de Paulo Transpire s’en sortent plutôt bien en déclinant une poésie androgyne décalée sur des riffs sous influence Gun Club (le très bon « Corinne »). Petites tranches de vie, petites tranches de filles (tous les morceaux portent un prénom féminin…), parfois punk

Jesus Is My Girlfriend: « Storm » orage post-punk from Avignon…

Il y a deux ans déjà, je vous parlais dans ces pages de ce duo singulier et attachant, mené tambour battant par une chanteuse/serial killeuse du rock à talon aiguille. Sur son premier Ep, armée de guitares tranchantes façon massacre à la tronçonneuse, Johanna Serville détruisait les barrières et les clichés du rock, du folk et du punk pour délivrer des morceaux habités et déchirants oscillant entre larmes et fureur.