Playlist #Winter 2016

Pin up vinyl playlist rebel girl

Je vous propose aujourd’hui de découvrir les artistes féminines qui m’ont le plus fait vibrer ces dernières semaines. De Paris à Los Angeles, de Londres à Lorient, entre folk, pop, garage, psyché, punk… Voici dix titres aux univers bien différents mais qui ont en commun une folle envie de nous embarquer dans la dimension des rêves, qu’ils soient mélancoliques, troubles ou furieux. Une chose est sûre, ces filles là n’ont pas dit leur dernier mot…

Rennes Rocks#2 : Central Massif, noise toxique et captivant

Central Massif se démarque de la flopée de groupe noise qui fleurissent dans les rues de Rennes par la présence derrière le micro d’une voix féminine étrange et captivante. Genre de PJ Harvey psychotique désespérément amoureuse d’un certain IanMacKaye, elle jure, crache et rugit au milieu d’un chaos sonique terrifiant, précis et incroyablement maîtrisé. Ici on part à la dérive dans un son déstructuré et puissant, les rênes bien tenues par une session rythmique implacable et hyper créative.

Rennes Rocks! #1 My Sleeping Doll, post rock traumatique enchanté

Après avoir passé l’hiver à parcourir les plages de la nouvelle scène du rock californien à la découverte des plus jolies et talentueuses sirènes de L.A., j’entame aujourd’hui le printemps sur les terres de Bretagne, où plus précisément à Rennes, une nouvelle génération de filles émerge un peu partout sur le net et dans les petites salles de la ville pour former une scène riche, cultivée, et particulièrement captivante.

« Many Reasons To Smile » de Golden Age Of Monkeys (from Rennes)

Je dois bien vous avouer un truc. Ce n’est pas toujours facile de s’auto proclamer rock critic (et de s’assumer). Surtout quand on est soi même « musicienne » (pas le cas de tous les journalistes rock) et qu’on en a vue des vertes et des pas mûres au pays des bisounours du rock parisien (« Welcome to the jungle » comme dirait l’autre…)

Bref, quand on sait un peu ce que c’est que de se prendre des vents, des râteaux, des bides, des bravo, des hourra, des « j’adore ce que vous faites », des « à poil! » et tout le tralala, on a pas forcément envie d’être vache avec son prochain. Enfin, c’est mon cas. Donc, quand je me retrouve devant un groupe, à priori fort sympathique, mais dont la sainte musique ne m’emballe pas vraiment, je me sens d’un coup quelque peu mal à l’aise. Cela m’est arrivé bien plus d’une fois depuis l’ouverture de mon blog. En général, comme je suis une chic fille (sic) je préfère prévenir la personne qui m’a contacté du risque encouru (à savoir une chronique relativement négative). Dans 99% des cas, la personne en question, un peu véxée, c’est normal, préfère retirer sa demande plutôt que de risquer voir circuler une mauvaise critique sur le net. Mais dans certains cas, comme celui des rennais de Golden Age of Monkeys, les musiciens sont bons joueurs et acceptent, bon esprit, la critique dans une optique constructive. La tâche n’en est que plus difficile pour moi…

Nouveau clip des Cute Kitten Eaters!


Découvert il y a plus de deux ans avec leur excellent premier Ep « Doubleplusgood is Slavery », qui réussissait le pari de marier avec pas mal d’élégance et beaucoup de talent, indus, grunge et coldwave, le quatuor rennais Cute Kitten Eaters poursuit sa route en publiant ces jours ci un clip bien dark et inquiétant, réalisé par Roxane Sigre, « Sleeper », dans lequel on retrouve Ron Kring (Eosine) en princesse/sorcière cauchemardesque, hantée par un serial killer/lover qui tient autant de Freddy Krueger que d’Edward aux Mains d’Argent. Bref ça flirte avec l’univers de Tim Burton, Wes Craven, De Palma et Tobe Hooper et ça colle plutôt bien avec celui des Cute Kitten Eaters. Le titre est bien envoûtant, entre Queen Adreena, Siouxsie et Nine Inch Nails, et la voix d’Eosine, toujours aussi planante, sorte de Kat Bjelland gothique.