I’m in love with Chris Cornell (mais je me soigne…)

Soundgarden se reforme! La rumeur enflait déjà depuis des mois, mais cette fois ci, ça y est. En voilà une nouvelle excitante (dans tous les sens du terme)! Programmé au mythique festival Lollapalooza (fondé par Perry Farrel de Jane’s Addiction), cet été au Grant Park de Chicago, les quatres magnifiques compères de Seattle ont donné leur premier concert depuis 14 ans sous l’anagramme Nudedragons au Showbox de Seattle, le 16 avril dernier.

Selon le très bon Charles R. Cross (spécialiste de la scène grunge et biographe, entre autre de Nirvana) qui a publié une review sur le site de Rolling Stone US, ce concert qui débuta par le mythique « Spoonman » et s’acheva par une reprise des Doors que je rêve déjà d’entendre (« Waiting For the Sun »), notre ami Cornell et sa bande étaient en belle forme. Privilégiant de bons vieux titres comme leur premier single made in Sub Pop « Hunted Down » ou « Both » et « Beyond the Wheel » pas souvent entendu lors des dernières tournées, mon groupe préféré des 90’s (avec Bikini Kill, Hole, Nirvana, Alice In Chains, Mazzy Star… bon ok y en a plein) semble avoir frappé fort et je laisse déjà divaguer mon esprit à l’idée (inimaginable) de pouvoir baver sur place devant un concert chaotique du dieu du rock sexuel des 90’s.

Car oui, vous allez me dire, Soundgarden n’est pas un groupe de fille, alors qu’est-ce que je raconte? Bon et bien parfois, « Boys does matter too », et les Rebel Girls ont aussi le droit de s’en mettre plein la vue (et les oreilles)… Et justement, voilà un groupe que nous connaissons tous. ô combien génialissime, culte et sublime. En digne héritiers de Led Zeppelin et Black Sabbath, Soundgarden traumatisa notre sage adolescence avec leur titres éclatants de violence (leur débuts « Ultra Mega Ok » puis l’excellent « Badmotorfinger »), si élégants et racés, mélange insensé de psychédélisme grunge (« Superunknow ») et de heavy pop (« Down the Upside »). Bref que dire, puisque tout ou presque a déjà été écrit sur ces quatre potes de Seattle: Matt Cameron (qui depuis, était parti jouer derrière les fûts de Pearl Jam), Ben Shepherd, Kim Thayil et of course le sublime Chris Cornell.

Voilà, je l’avoue, moi aussi je redeviens une adolescente attardée et décérébrée lorsque j’entend cruncher le son ultra sensuel de la voix sans pareil du beau (ce qui ne fait qu’aggraver mon cas) Chris. Je l’avoue, adolescente, je ne me pavanais pas devant les posters d’acteurs imberbes et sans talent. Seule, dans mon grand lit froid, j’écoutais Soundgarden et sa rage sublime. Je pleurais de joie en rêvant au beau Cornell et à sa voix déchirée. Je ne dois sans doute pas être la seule fille dans ce cas, et c’est un peu grâce au beau Cornell que j’ai eu envie de brailler dans un micro.

Car oui, cette voix là peut vous faire faire n’importe quoi. Vibrante, chaleureuse, écorchée, Cornell, malgré quelques déboires récents (la formation, à mon goût, plutôt ratée, de Audioslave avec Morello puis ses très mauvais albums solos) reste à jamais l’un des plus grands chanteurs de rock de ces vingt dernières années. Pas grand monde peut se permettre de rivaliser avec lui (si ce n’est le très très grand feu Layne Staley). Au niveau puissance sexuelle, on a rarement entendu mieux. Cornell, c’était comme si Robert Plant avait mué, était devenu un bad boy, et avait grandi dans la grisaille Seattlelienne. Moins dépréssif que Cobain, moins camé que Layne Staley, moins crooner que Morrison, Cornell c’est l’Homme. Viril. Ultime. Le seul. L’unique. Avec un grand H. Puissant. Vibrant. Il fait fondre le coeur des filles (et des garçons) en un seul soupir, un seul regard. Il fait trembler votre coeur, votre corps, vous envahit. Y a rien à dire. C’est instantané, direct. On n’y peut rien. En voilà un sorcier. Un chaman. Sa voix vous pénètre profondément, intensément. Elle vous donne envie de pleurer, de crier (de plaisir), de rugir, de tout casser. De se blottir dans ses grands bras tatoués. Cette voix là. C’est l’instrument ultime. Le prolongement de son organe en feu. L’archétype du rocker parfait, comme on n’oserait à peine l’imaginer.

Ces derniers temps, ses déboires me faisaient de la peine. Je trépignais, enragée de voir ce vieux Chris (45 ans tout de même) s’embourber dans des projets un peu minables. Un si grand talent gâché. Car enfin, Soundgarden était l’une des rares grandes formations brisées de l’âge d’or de Seattle dont tous les membres (!) étaient encore en vie. Il était temps que les gars reviennent à la charge, donner une bonne leçon de rock’n roll à tous ces petits groupes des années 00, un peu trop propres sur eux. Quatorze ans après, on espère que la flamme sera toujours au rendez vous.

Allez, pour les nostalgiques ou ceux qui auraient oublié, un grand classique de cette époque bénie, un des grands titres « pop » de Soundgarden:

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1 Commentaire

  1. christophe dit :

    pour infos ma petite Clazra Chris Cornell était proprio d’un restau sur paris du temps d’Audioslave, attendu que ….ca femme et mere de son gosse est francaise …..aïe !! pas la tête j’ai des lunettes ! enfin j’aurais pu en avoir….

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