Rawdog « Blurred »

Je vous ai déjà dit tout le bien que je pensais de Sheeduz, trio rock 100 % féminin qui oeuvra sur la scène parisienne de 2004 à 2011 et qui défendait à l’époque une esthétique élégante entre rage et tendresse, porté par une chanteuse bluffante et une batteuse brutale et sauvage que l’on retrouve ici dans son nouveau projet.
Difficile donc d’écouter Rawdog sans penser à Sheeduz et au fait qu’on aurait bien aimé être témoin de la suite de leur aventure musicale. Ceci étant, on retrouve quand même avec plaisir la frappe incisive d’Audrey, pas forcément mise en valeur par une production rudimentaire. Et c’est un peu là que le bât blesse.

So Was The Sun « By Far The Worst / In Memory Of The Milk »

Ce n’est pas toujours évident de parler d’un groupe que l’on connait un peu. Que l’on suit depuis ses débuts, avec qui on a partagé la scène. Qu’on a vu éclore, grandir, progresser et devenir aujourd’hui cette petite boule d’énergie et d’émotion. Pas toujours facile d’être objectif, d’avoir un avis limpide et tranché. On les soutient. On les affectionne. On est forcément heureux de les voir passer à la vitesse supérieure.

The Courtney’s : riot grrls from Vancouver

Direction Vancouver cette semaine avec la découverte fortuite des bien nommées Courtney’s, trio de riot grrls canadien fun et insouciant, qui sonne comme un très bon groupe des 90’s, Sleater Kinney meets Bikini Kill and sisters, enfin vous voyez le topo. Guitares noise à la Sonic Youth, voix de teen-agers insolentes, des morceaux charmants et rafraichissant, aux lyrics vraiment marrants qui sonnent pareil qu’en 1995 (« 90210 » , « Lost Boys »).

Interview de Klink Clock

Chroniqué il y a quelques mois dans ces pages, Klink Clock sort enfin ces jours ci leur excellent premier album « We dont have the time to do love all the time », un condensé d’énergie brute, sexy et salace de blues crasseux et de grunge déjanté joué par un duo attachant et singulier: Jennie et Aurélien, respectivement chanteuse-half drummeuse et guitariste-chanteur. En pleine tournée de promotion (entre festival et première partie…) ils ont la gentillesse de m’accorder une petite interview histoire d’en savoir un peu plus sur ce groupe décidemment à suivre…

Tout d’abord merci d’avoir accepter cette petite interview. Vous êtes actuellement en pleine tournée…
Aurélien: Avec plaisir. Nous sommes en off là, tout va bien!

On va parler un peu de vos débuts pour commencer. Comment vous êtes-vous rencontré?
‪Jennie: C’était il y a bien longtemps, déjà autour de la musique. On se retrouvait entre potes pour écouter des disques. Et on ne s’est pas quitté depuis.

« Dead Submarines » de So Was The Sun

Difficile d’être totalement objective quand on balance dans sa platine le disque d’un groupe que l’on connait un peu, dont on apprécie la démarche, les influences, le discours, avec qui on a même eu l’occasion de partager la scène. Bref un groupe qu’on a envie d’aimer.

Parce qu’il faut bien dire que je partage avec eux cet amour (nostalgie?) de la scène grunge de Seattle, avec évidement tout ce que ça inclut aussi comme influences antérieures (de Black Flag aux Pixies). Voilà donc dans cet Ep 8 titres intitulé « Dead Submarines », des réminiscences de Nirvana & co, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que le rock’n’roll nous sépare. Parfois ça fonctionne plutôt bien dans le genre clin d’oeil touchant (« May For Years »), à d’autres moment c’est un peu plus gros sabot (« Wish You Were Not Here »), voire Foo Fightersien (« It Serves You Right »). C’est tout de suite moins ma tasse de thé… Quelques écarts stoner du genre Kyuss sur « A New Organ », qui rappelle que Palem, à défaut d’être Kurt Cobain au chant, est quand même un sacré riffeur, et c’est déjà pas mal. Sur la fin, So Was s’acoquine même avec le côté harcore de la force (« Monography »), et Palem s’en sort étonnement presque mieux que quand il se mesure vocalement à Cobain & Dave Grohl (en même temps la barre est un peu haute…). Du côté des grattes, les 8 titres, même si ils sont parfois inégaux, regorgent de bonnes idées guitaristiques, de petites trouvailles soniques piochées un peu partout dans une culture indé bien garnie.