Mais qu’est-il arrivé à PJ Harvey ?

Pj Harvey Seamus Murphy

Prêtresse ultime des 90’s, icône intouchable, grande soeur fidèle de biens des rockeuses d’aujourd’hui, Pj Harvey avait repris le flambeau enragé de Patti Smith dès la sortie de son premier album vénéneux “Dry” (1992), qui nous avait tous laissé sans voix et avait un peu bouleversé nos vies. Elle incarnait cette figure féminine à la fois forte et fragile, les nerfs à vif et la guitare acérée. Un songwriting dément taillé dans le blues et le grunge. Une voix sensationnelle, sale, puissante mais toujours pleine d’élégance. Vous le savez. Si il y a bien une artiste que je n’ai pas envie de dégommer, c’est bien Pj Harvey.

Rennes Rocks#2 : Central Massif, noise toxique et captivant

Central Massif se démarque de la flopée de groupe noise qui fleurissent dans les rues de Rennes par la présence derrière le micro d’une voix féminine étrange et captivante. Genre de PJ Harvey psychotique désespérément amoureuse d’un certain IanMacKaye, elle jure, crache et rugit au milieu d’un chaos sonique terrifiant, précis et incroyablement maîtrisé. Ici on part à la dérive dans un son déstructuré et puissant, les rênes bien tenues par une session rythmique implacable et hyper créative.

Jesus Is My Girlfriend: « Storm » orage post-punk from Avignon…

Il y a deux ans déjà, je vous parlais dans ces pages de ce duo singulier et attachant, mené tambour battant par une chanteuse/serial killeuse du rock à talon aiguille. Sur son premier Ep, armée de guitares tranchantes façon massacre à la tronçonneuse, Johanna Serville détruisait les barrières et les clichés du rock, du folk et du punk pour délivrer des morceaux habités et déchirants oscillant entre larmes et fureur.

Pj Harvey « Let England Shake »: la fin d’un règne?

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Cela faisait déjà un bout de temps que j’avais lâché l’affaire PJ. Un bout de temps que la petite princesse du rock indé, héritière des grandes figures féminines du rock, m’avait laissé sur le bord de la route. Depuis « Uh Uh Her » en 2004, déjà en demi teinte, « White Chalk » en 2007, religieusement poussiéreux, et le très ennuyeux « A Woman a Man Walked By », en 2009, fruit de sa collaboration avec John Parish, je n’attendais plus grand chose de miss Polly qui semblait, au bout de 20 ans de carrière, avoir fait un peu le tour de son sujet.