Voodoo Kills « You Don’t Live Until You Die Tomorrow »

Voodoo Kills you don't live until you die tomorrow

Deux ans après un premier Ep prometteur, Marine Craven et les bad boys de Voodoo Kills continuent fièrement leur route sous le soleil tapageur d’Hollywood, côté Sunset Strip.
Ici le rock’n’roll coule à flot. On ne fait pas dans la dentelle. La tête haute et le sourire aux lèvres, Voodoo Kills empoigne les guitares comme autant d’armes de destruction massive pour ruer dans les brancards, casser les codes, et revendiquer une liberté de pensée décomplexée et sans compromis.

Ce qui est certain, à l’écoute de “You Don’t Live Until You Die Tomorrow”, 1er album très convaincant du quartet californien, c’est que la tension est montée d’un cran. Voodoo Kills a bossé dur et ça se sent. La sueur, les nuits blanches, des heures à crier dans le micro jusqu’à s’en casser la voix et les doigts tranchés par les cordes de guitares électriques de plus en plus maléfiques.

Voodoo Kills // Teleferik // Red Money

On découvre cette semaine les vidéos particulièrement réussies de trois groupes que j’affectionne tout particulièrement. Ci dessus les franco-américains Voodoo Kills from Hollywood. Marine Craven et sa bande ont eu la bande idée de mettre en image le meilleur titre de leur Ep (chroniqué ici ), « Running To The Grave », soit un petit brûlot dark & rock’n’roll qui fait un clin d’oeil aux films de Rob Zombie ou Wes Craven. L’ambiance sombre et diabolique transforme la belle Marine en prêtresse machiavélique, zombie ou living dead

Voodoo Kills, EP

Voodoo Kills review Ep Marine Craven, LA Band, rock'n'roll Hollywood

Dès le départ le ton est donné: “I came down to burn this town / I came down to make it mine” scande Marine de sa voix éraillée, en vraie sale gosse du rock’n’roll. Sans détour, sans compromis, la petite française poursuit son rêve américain sur la côte californienne. Installée à Hollywood depuis maintenant quatre ans, Marine n’a pas lâché l’affaire, loin de là. Toujours prête à rugir et à délivrer comme il se doit un rock’n’roll heavy, dans la pure tradition du Sunset Strip.

Interview de Marine Craven (Radio Suicide, badass rock’n’roll from Los Angeles, California)

Je vous avais déjà parlé de Rockett Queens, ce tout jeune groupe d’Aix En Provence, mené tambour battant par Marine Craven, jolie brailleuse nonchalante et sexy, qui pratiquait, avec ferveur et dans les règles de l’art, un rock’n’roll heavy et gouailleur, inspiré par la scène du Sunset Strip des 80’s. Un peu anachronique (mais diablement excitant) dans le paysage plutôt sage et policé de la scène rock française, on sentait déjà le groupe à l’étroit dans les carcans des productions hexagonales plutôt mollassonnes, et à l’écoute de leur très prometteur Ep « Stand Up & Shout », je n’imaginait ce groupe qu’à un seul endroit : Los Angeles, California. The place to be s’ils voulaient rencontrer le public adéquate et continuer à jouer ce genre de rock badass à la fois racoleur et sans concession.

Un peu comme si Marine et ses amis avaient entendu mes prières, et grâce à la magie des réseaux sociaux, je découvrais un an plus tard, que la miss avait mis les voiles vers Hollywood, emportant avec elle son guitariste Paul, et son précieux projet de rock’n’roll: Rockett Queens. D’Aix à L.A, il n’y avait donc qu’un pas. Impressionnée par l’audace de la belle, qui il faut bien le dire, a eu assez de cran et de courage pour quitter famille, amis, et tout ce qui va avec, pour tenter l’aventure américaine au nom du rock’n’roll, je n’ai donc cessé de suivre avec amusement, et un peu de fascination, la suite de leurs péripéties à Hollywood. Rockett Queens est devenu Radio Suicide, et la petite française ne semble pas passer inaperçue sur les scènes du Sunset Strip…