Voodoo Kills // Teleferik // Red Money

On découvre cette semaine les vidéos particulièrement réussies de trois groupes que j’affectionne tout particulièrement. Ci dessus les franco-américains Voodoo Kills from Hollywood. Marine Craven et sa bande ont eu la bande idée de mettre en image le meilleur titre de leur Ep (chroniqué ici ), « Running To The Grave », soit un petit brûlot dark & rock’n’roll qui fait un clin d’oeil aux films de Rob Zombie ou Wes Craven. L’ambiance sombre et diabolique transforme la belle Marine en prêtresse machiavélique, zombie ou living dead

Bully et le come back des 90’s

Ça fait presque un drôle d’effet. Comme un goût amer. Bon, c’était marrant au début. Soundgarden se reformait, sortait un disque inégal mais écoutable (“King Animal” en 2012), Hole (ou ce qu’il en reste, soit une Courtney pas toujours bien lunée), avait également tenté le coup en 2010 avec le sur-produit “Nobody’s Daughter”, un disque malheureusement assez médiocre malgré quelques fulgurances (“Pacific Cost Highway”, “Never Go Hungry”). Bref rien de mémorable qui vaillent vraiment la peine de salir notre souvenir juvénile. Et voilà que c’est repartie.

Parlor Snakes en interview : New York, Paris, Eugénie & le rock’n’roll…

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Quatre ans ont passé depuis ma première entrevue avec la belle Eugénie, front-woman de velours du groupe de rock parisien Parlor Snakes. Quatre ans après un premier album charnel et inspiré (« Let’s Get Gone ») sorte de road trip lanscinant au pays du Gun Club, Roy Orbison et Blondie. Parlor Snakes a tourné sans relâche, mûrit son approche, travaillé son image sans jamais perdre l’essence de son rock’n’roll élégant, sensuel et envoûtant.
Quatre ans plus tard, je retrouve donc avec plaisir, Eugénie toujours aussi généreuse et sincère, qui nous dévoile les coulisses de l’enregistrement du disque à New York, une histoire de belles rencontres…

Interview de Marine Craven (Radio Suicide, badass rock’n’roll from Los Angeles, California)

Je vous avais déjà parlé de Rockett Queens, ce tout jeune groupe d’Aix En Provence, mené tambour battant par Marine Craven, jolie brailleuse nonchalante et sexy, qui pratiquait, avec ferveur et dans les règles de l’art, un rock’n’roll heavy et gouailleur, inspiré par la scène du Sunset Strip des 80’s. Un peu anachronique (mais diablement excitant) dans le paysage plutôt sage et policé de la scène rock française, on sentait déjà le groupe à l’étroit dans les carcans des productions hexagonales plutôt mollassonnes, et à l’écoute de leur très prometteur Ep « Stand Up & Shout », je n’imaginait ce groupe qu’à un seul endroit : Los Angeles, California. The place to be s’ils voulaient rencontrer le public adéquate et continuer à jouer ce genre de rock badass à la fois racoleur et sans concession.

Un peu comme si Marine et ses amis avaient entendu mes prières, et grâce à la magie des réseaux sociaux, je découvrais un an plus tard, que la miss avait mis les voiles vers Hollywood, emportant avec elle son guitariste Paul, et son précieux projet de rock’n’roll: Rockett Queens. D’Aix à L.A, il n’y avait donc qu’un pas. Impressionnée par l’audace de la belle, qui il faut bien le dire, a eu assez de cran et de courage pour quitter famille, amis, et tout ce qui va avec, pour tenter l’aventure américaine au nom du rock’n’roll, je n’ai donc cessé de suivre avec amusement, et un peu de fascination, la suite de leurs péripéties à Hollywood. Rockett Queens est devenu Radio Suicide, et la petite française ne semble pas passer inaperçue sur les scènes du Sunset Strip…

Hulawhy: pop, fun & rock’n’roll from Paris…

Ah les années 2000…Malgré tout ce qu’on peut, parfois à juste titre, leur reprocher, elles ont tout de même permis l’émergence une nouvelle vague de filles en pétard, qui s’inspiraient autant du punk 70’s, que du garage 60’s, le tout dans un joyeux bordel post punk déglingué et carrément réjouissant. Dans le meilleur des cas ça donnait donc Yeah Yeah Yeahs ou Be Your Own Pet. Et si Jemina Pearl s’est depuis pris les pieds dans la pop un peu trop soupe au lait, je n’attend personnellement plus grand chose de la pourtant si prometteuse Karen O, mais enfin les amis, ce n’est finalement pas si grave car ces dames là ont laissé la place à leurs petites soeurs et ce n’est finalement pas plus mal.

Widowspeak: dream pop & ghosts…

Au départ il y a ce titre « Puritan » qui débute comme un morceau caché de Mazzy Star (la douce voix de Molly Hamilton, chanteuse du groupe, s’inspirant outrageusement de la belle Hope Sandoval), mais s’achève en une très belle bluette pop. La suite ne déçoit pas. Originaire de Brooklyn, le trio Widowspeak ballade, sur son premier album éponyme, sa mélancolie nonchalante à travers des morceaux rêveurs qui rappellent les bons moments de la scène dream pop des 90’s.