Wolf Alice « Visions Of A Life »

Après un premier album très prometteur (“My Love Is Cool”) sorti en 2015, qui avait fait un petit buzz outre manche, les londoniens de Wolf Alice ont rapidement donné suite à leurs efforts avec “Visions Of A Life” découvert cet hiver. Enregistré sous le soleil de la Californie, l’album reprend les choses là où Ellie Roswell et sa bande les avaient laissé il y a deux ans. Oscillant entre rock atmosphérique à tendance dream pop et inspiration grunge, Wolf Alice ne choisit jamais son camp et tente un voyage à travers la pop, au sens noble du terme.

Scanners « Love Is Symmetry »

Les Scanners sont quand même courageux. A l’aise dans leur boots de rockeurs, les quatres londoniens auraient pu se contenter simplement de nous rejouer la formule magique qui avait fait le succès de leurs précédents albums (« Violence Is Golden » en 2006, et le joli « Submarine » en 2010), à savoir un post punk à la fois glacial et lumineux, emmené par une voix troublante et attachante (Sarah Daly), mariage un peu incongru entre PJ Harvey et Joy Division. Carrément dans l’air du temps donc (en témoigne la côte des groupes cold wave d’aujourd’hui tel que The XX, The Horrors ou autres Savages…), les Scanners n’avaient qu’à suivre une route déjà toute tracée et personne n’aurait rien trouver à redire.

Au lieu de ça, les londoniens ont repris les choses en main, en enregistrant et produisant eux même leur troisième album. Résultat: le groupe, libéré des étiquettes et des modes, se permet de naviguer entre les genres et les codes du rock’n’roll, en offrant un bel album, intense, singulier et attachant.