Nouveau clip des Cute Kitten Eaters!


Découvert il y a plus de deux ans avec leur excellent premier Ep « Doubleplusgood is Slavery », qui réussissait le pari de marier avec pas mal d’élégance et beaucoup de talent, indus, grunge et coldwave, le quatuor rennais Cute Kitten Eaters poursuit sa route en publiant ces jours ci un clip bien dark et inquiétant, réalisé par Roxane Sigre, « Sleeper », dans lequel on retrouve Ron Kring (Eosine) en princesse/sorcière cauchemardesque, hantée par un serial killer/lover qui tient autant de Freddy Krueger que d’Edward aux Mains d’Argent. Bref ça flirte avec l’univers de Tim Burton, Wes Craven, De Palma et Tobe Hooper et ça colle plutôt bien avec celui des Cute Kitten Eaters. Le titre est bien envoûtant, entre Queen Adreena, Siouxsie et Nine Inch Nails, et la voix d’Eosine, toujours aussi planante, sorte de Kat Bjelland gothique.

Jesus Is My Girlfriend: « Storm » orage post-punk from Avignon…

Il y a deux ans déjà, je vous parlais dans ces pages de ce duo singulier et attachant, mené tambour battant par une chanteuse/serial killeuse du rock à talon aiguille. Sur son premier Ep, armée de guitares tranchantes façon massacre à la tronçonneuse, Johanna Serville détruisait les barrières et les clichés du rock, du folk et du punk pour délivrer des morceaux habités et déchirants oscillant entre larmes et fureur.

Twin Arrows: sexy rock’n’roll from Paris

L’inconvénient de découvrir un bon groupe en live, surtout lorsque celui-ci nous a particulièrement séduit, c’est qu’on attend beaucoup de leur passage en studio. Or, on le sait bien, le rock’n’roll, le vrai, suave, sexy et méchant comme celui des Twin Arrows est taillé pour la scène. Leur son sale, vénéneux, trempé dans l’alcool, la sueur et nourrie au biberon du rock seventies (Doors, Led Zep, Hendrix…) s’apprécie vraiment sous la chaleur des spotlights.

Widowspeak: dream pop & ghosts…

Au départ il y a ce titre « Puritan » qui débute comme un morceau caché de Mazzy Star (la douce voix de Molly Hamilton, chanteuse du groupe, s’inspirant outrageusement de la belle Hope Sandoval), mais s’achève en une très belle bluette pop. La suite ne déçoit pas. Originaire de Brooklyn, le trio Widowspeak ballade, sur son premier album éponyme, sa mélancolie nonchalante à travers des morceaux rêveurs qui rappellent les bons moments de la scène dream pop des 90’s.

Interview d’Eugénie Alquezar, chanteuse de Parlor Snakes

Découvert par hasard cet été, le groupe de rock garage parisien Parlor Snakes monopolise depuis ma platine avec leur très bel album « Let’s Get Gone », que j’ai déjà évoqué dans ces pages. Hypnotique, sauvage et cultivé, « Let’s Get Gone » propose en effet un voyage cinématographique au coeur de l’Amérique déjantée et de ses idoles rock’n’roll, au cours duquel on croise les fantômes de Debbie Harry, Jeffrey Lee Pierce, Roy Orbison ou John Lee Hooker…