Goodbye Ari (1962-2010)

C’est son Sex Pistols de beau père, Johnny « Rotten » Lydon, himself, qui a annoncé sur son site, la bien triste nouvelle. Ari Up, l’égérie punk des cultissimes Slits nous a quitté, à l’âge de 48 ans, des suites d’un cancer.

Ari, de son vrai nom Ariane Daniele Forster, avait baigné dès son plus jeune âge dans le milieu de la musique. Sa mère, Nora fut la petite copine d’Hendrix, de Chris Spedding, puis épousa John Lydon (et le parrain de d’Ari n’était autre que Jon Anderson de Yes). Un beau back ground, qui n’a pourtant pas forcément toujours rendu service aux Slits, premier groupe de punk féminin, que forma la petite Ariane en 1976, alors qu’elle n’avait que 14 ans.

Frankie Rose And The Outs: dream pop rétro

Après avoir fait ses armes, au sein de la scène lo-fi noise de New York, dans trois excellents groupes, plutôt bien vus (Crystal Stilts, les très branchés Dum Dum Girls, et mes chouchoutes, les Vivian Girls), Frankie Rose (jolie batteuse) a délaissé ses fûts et décidé de monter son propre girls band. Dans la lignée noisy/shoegaze des Vivian (mais en plus catchy), Miss Rose prend donc le pouvoir derrière le micro, avec de jolis morceaux rêveurs (esprit dream pop) bourrés d’harmonies vocales féminines et de réverb’ de guitares fuzz.

Live Report The Like+ Yoav+ Zack Miskin@Nouveau Casino, 15 octobre 2010

Ce vendredi soir, au Nouveau Casino, c’était soirée « Custom », rendez vous mensuel de découvertes indé, organisé par les nobles Inrocks. Autant dire, ça sent la hype à plein nez…. Etant invitée pour découvrir, en live, le joyeux quatuor féminin rétro The Like,(qui passera en dernier), je suis pourtant fair play, j’arrive à l’heure, prête à me mêler à la branchitude parisienne.

My playlist: Girl Power#1 on Spotify

Bon, ça y est, j’innove. Je pactise avec le diable…

Elle parait bien loin l’époque où l’on faisait, comme dans « High Fidelity », de bonnes vieilles compiles sur cassette, pour tenter d’épater nos copines (sic). Aujourd’hui, c’est sur le net que ça se passe. Plus besoin, de passer des heures à caller dix morceaux inconnus, dénichés en import, chez un disquaire obscur (y en a plus). Aujourd’hui, en seul un click, vous avez accès, gratuitement (merci les pubs) et légalement, à quasiment tout (ou presque) via les sites de streaming.

Edith Crash: « Des mots » folk urbain, en français dans le texte.


Le folk français? Voilà encore un sujet bien délicat. Mais plutôt devrais-je préciser, le folk « en » français? Difficile, en effet, pour les groupes d’ici, de ne pas tomber dans la case « chanson » (façon élégante de ne pas dire « variété »), quand on a décidé (courageusement) de s’attaquer à notre langue, si difficile à faire sonner, si difficile à apprivoiser. Effet mode et mondialisation oblige, les groupes français « dits » folk d’aujourd’hui ont carrément lâché l’affaire (Cocoon, Syd Matters…). Décomplexés, ils ont finalement choisi la solution de facilité en baragouinant de jolis textes en anglais…