« Dead Submarines » de So Was The Sun

Difficile d’être totalement objective quand on balance dans sa platine le disque d’un groupe que l’on connait un peu, dont on apprécie la démarche, les influences, le discours, avec qui on a même eu l’occasion de partager la scène. Bref un groupe qu’on a envie d’aimer.

Parce qu’il faut bien dire que je partage avec eux cet amour (nostalgie?) de la scène grunge de Seattle, avec évidement tout ce que ça inclut aussi comme influences antérieures (de Black Flag aux Pixies). Voilà donc dans cet Ep 8 titres intitulé « Dead Submarines », des réminiscences de Nirvana & co, pour le meilleur et pour le pire, jusqu’à ce que le rock’n’roll nous sépare. Parfois ça fonctionne plutôt bien dans le genre clin d’oeil touchant (« May For Years »), à d’autres moment c’est un peu plus gros sabot (« Wish You Were Not Here »), voire Foo Fightersien (« It Serves You Right »). C’est tout de suite moins ma tasse de thé… Quelques écarts stoner du genre Kyuss sur « A New Organ », qui rappelle que Palem, à défaut d’être Kurt Cobain au chant, est quand même un sacré riffeur, et c’est déjà pas mal. Sur la fin, So Was s’acoquine même avec le côté harcore de la force (« Monography »), et Palem s’en sort étonnement presque mieux que quand il se mesure vocalement à Cobain & Dave Grohl (en même temps la barre est un peu haute…). Du côté des grattes, les 8 titres, même si ils sont parfois inégaux, regorgent de bonnes idées guitaristiques, de petites trouvailles soniques piochées un peu partout dans une culture indé bien garnie.

Ungemuth, Pearl Jam, le grunge, et moi…

En parcourant le dernier numéro de Rock’n’Folk, j’eu le regret de constater une fois de plus, le snobisme d’un certain type de journaliste parisien, qui, non content de mépriser son lectorat et de lui offrir régulièrement une vision pour le moins réduite et déformée de la scène rock française (et internationale), piétine avec une jouissance même pas feinte, nos amours de jeunesse… Ainsi, le très honorable Nicolas Ungemuth, qui me fait parfois sourire avec ses chroniques assassines dans la rubrique « rééditions », s’en ai pris, cette fois-ci, violemment (et ce n’est pas la première fois) à ces braves gars de Pearl Jam…