Flip Grater « Pigalle »

C’est l’histoire d’une jolie songwriter Néo-Zélandaise qui après avoir sorti trois albums plutôt charmants (« Cage For A Song » en 2006, « Be All And End All » en 2008 et « While I’m Awake I’m At War » en 2010), décide de s’exiler à Paris, entre idéal romantique et décadence. Visiblement inspirée par la ville lumière et ses belles contradictions, Flip Grater compose ici et là une jolie collection de ballades folk teintées de country, à la mélancolie lascive, qui n’est pas sans rappeler le charme de Gillian Welch ou la candeur de Cat Power.

« Rollin on Down The Lane », de Pete Ross & The Sapphire

Imaginez un peu…Si le Nick Cave de « Murders Ballads » continuait de sortir de beaux disques hantés…Si dans un road movie enivrant, digne d’un film de Tarantino ou Jim Jarmush, il avait rencontré en chemin son âme soeur assassine (Susy Sapphire), et qu’ils avaient formé un duo de killers à la Bonnie & Clyde… Voilà à peu près à quoi aurait ressemblé la BO de leurs aventures rock’n’roll.

C’est un disque hanté, sensuel et troublant que nous propose le duo réincarné Pete Ross and The Sapphire, plein de ballades fantomatiques, et de mélancolie charnelle. Pete Ross a la classe d’un crooner maudit, un genre de Sinatra vs Tom Waits, et le bon goût d’écrire des ballades qui tuent (« Pleased To Meet You », « Devil Inside »), qui n’ont presque rien à envier aux meilleurs Nick Cave