23
août
2011

Ce n’est pas tous les jours que l’on découvre un vrai groupe de pop indie, aux mélodies légères et bien ficelées, dont on n’a pas à rougir, surtout quand celui-ci est français… Ainsi, c’est le trio Cobson, originaire de Montpellier, mais récemment exilé en Belgique, qui m’a tout d’abord interpelé avec ce titre très Yeah Yeah Yeahs: « Rubbish ». Un truc bien déjanté aux guitares post punk inventives et marrantes. C’est léger, fun, et extrêmement séduisant (la faute à la voix acidulée vraiment craquante d’Anna, la chanteuse/guitariste). Bref ça promettait.

Au final, l’album éponyme, sorti en 2010 (mais il n’est jamais trop tard pour une bonne découverte) ne déçoit pas, malgré quelques titres un peu plus mollassons en plein coeur de la track list ( « No Coming Back », « C8H11N »…). Un peu dommage tout de même car ça commençait assez fort avec les deux tubes « I Won’t Let You Go » et surtout l’irrésistible « Like A Bike Without Brakes », qui rappelle les meilleures heures des canadiens de Metric. Et c’est précisément dans ce style que Cobson trouve son équilibre le plus juste. Un genre de pop indie sexy aux allures post punk, vraiment dans l’air du temps (pas étonnant que le trio se soit retrouvé dans la sélection du Printemps de Bourges en 2008).

De jolis titres mid-tempo parsèment donc ce disque plein de naïveté et de grâce (« This Is So Us »), mêlés à quelques intrusions proto-punk très Pj Harvey (« The Thing ») que l’on doit imaginer bien puissant en live. La production soignée est plutôt inventive dans le genre, et sert à merveille la délicate voix d’Anna, toujours au bord du précipice (« Quiet »), tantôt pleurnicheuse et mutine façon Karen O, ou sexy lady à la Emily Haines. Une voix enfantine au charme incontestable qui semble même avoir piqué quelques bonbons dans la boîte à pop-song de Nina Persson…

Quelques notes de piano par ci par là (« Spoiled Child », « Downtown » et son joli final) viennent rajouter un petite couche de légèreté à cet ensemble déjà bien acidulé, mais c’est finalement le parti pris post punk qui convient le mieux à ce trio éclectique et électrique qui clôt ce joli disque sur un « Rubbish », décidément très réussi.

Au final, Cobson expose de multiples facettes avec une naïveté même pas feinte. Comme trois gosses découvrant les joies de l’électricité, le trio s’en donne à coeur joie. Et même si quelques titres un brin paresseux plombent parfois un peu l’ambiance, c’est tout de même sacrément bien fichu et assez revigorant.

Ci dessous, le clip de « Like A Bike Without Brakes »:

16
août
2011

Les fous furieux de Bloodthirsty Hippies seront en concert le 15 septembre à l’OPA à Paris. Un bon moment de psychédélisme déjanté en perspective…Entrée libre!

16
août
2011

Cette semaine, j’espère vous mettre l’eau à la bouche avec le 1er extrait de notre album « Psychotic Tales », produit et enregistré par Peter Deimel (The Kills, Anna Calvi…), qui sortira le 5 septembre prochain!

C’est donc « Taste Like Honey » qui ouvre les hostilités, en écoute ici, sur Soundcloud. J’attend donc vos commentaires, avis, tomates, confettis, fleurs…

Pour info, notre album se retrouve déjà pas mal chroniqué sur la toile. Voici donc quelque extraits (ça fait toujours plaisir!):

« Candy Flesh, c’est un peu comme si P.J. Harvey s’était choisi pour backing band le Soundgarden de « Superunknown », ça joue un rock grungy, bouillonnant sur lequel plane le fantôme de Led Zeppelin, avec ses riffs épais, ses rythmiques lourdes, ses détours bluesy ou pyschés et surtout un chant chargé en émotions qui bouscule pas mal la formule. »
Inde-ssence

« Une musique sans concession, aux riffs trempés dans des influences ingérées et flirtant du coté de Black Sabbath et Soundgarden (…) Un grunge rageur, bien relayé par une voix sexy rock (…) terriblement rock n’roll »
Zickannuaire

« Ce groupe de Paname mixe sur son premier album des bases roots heavy 70’s avec des tricks grungy, et le résultat est plein de punch… le genre de combo qu’on voit bien booké au Titty Twister en ouverture d’un show de Tito & Tarantula. »
Addictif-zine

 » Un son puissant et viril allié à une bonne dose de féminité (….) Sauvage et sexy!. »
Rock’n'France

« Un mot pour résumer cet album? GROOVY à souhait. Rock, grunge, stoner, pop, peu importe : mettez tous les adjectifs que vous voulez, mais nous sommes en plein dans l’essence même du rock, un rock décomplexé, ouvert, et dont on ne se lasse pas. Une très belle découverte à ne surtout pas rater »
Pavillon 666

« Un meeting pot de de Kyuss , Black Sabbath et de Nirvana , le tout emballé par trois musicos menés au doigt et à la baguette par Clara, la riot girl du groupe.  »
Shoot Me Again

« Un opus à la fois sexy et sauvage (…) Du grand art! »
ZicaZic.com

11
août
2011

Décevante sur album (genre de vilain neo-métal français, chanté d’une voix un peu trop policée, la faute sans doute à une prod timide et dépassée) la belle Ina -Ich m’avait pourtant mis une bonne claque sur scène grâce à son impressionante prestation vocale, une énergie rageuse et un charisme troublant… Espérons que ce nouvel album soit un peu plus enlevé et méchant. A découvrir sur scène le 14 octobre au Nouveau Casino.